L'Allemagne dirige-t-elle l'Union européenne? L'avis de deux eurodéputés belges

L'Allemagne dirige-t-elle l'Union européenne? L'avis de deux eurodéputés belges

Nous vous proposons un nouvel épisode de nos reportages RTL INFO sur l'Union européenne. Voici la question de ce dimanche: l'Allemagne dirige-t-elle l'Europe? Eléments de réponse.

Les Allemands ont imposé leur modèle économique à toute l’Europe. A Bruxelles, ils occupent, aussi, les postes les plus influents. Au Parlement européen par exemple, ce sont eux qui président les deux principales familles politiques. Peut-on dire pour autant que c’est l’Allemagne qui dirige l’Europe ?

"Pour moi, le chef en Europe c'est l'Allemagne", confie une jeune citoyenne interrogée en rue. "L'Allemagne dicte probablement dans les grandes lignes aux pays européens", estime un homme. "C'est certainement pas l'Allemagne qui contrôle l'Europe. Le contrôle de l'Europe est exercé par le Conseil des ministres européens. Ils sont 27 et pour un certain nombre de thèmes importants, il faut l'unanimité", confie un autre.


L'avis de deux eurodéputés belges

Alors est-ce l’Allemagne le vrai leader en Europe ? Nous avons posé la question à deux eurodéputés.

"Oui, clairement, parce qu'ils sont bien organisés, on ne peut pas leur reprocher. Ils élisent des gens à des postes clés, ils restent longtemps au parlement, ils obtiennent tous les leviers de pouvoir, ils travaillent beaucoup", lance Marc Tarabella, eurodéputé du Parti socialiste.

"Non je ne crois pas. Ils sont très forts économiquement, mais ils jouent la carte européenne parce que c'est dans leur avantage d'avoir une Europe forte. C'est une nation d'exportation, donc c'est dans leur intérêt de trouver des solutions européennes", explique quant à lui Pascal Arimont, eurodéputé belge issu de la communauté germanophone, membre du Parti Populaire Européen.


Plus influents... aussi à cause du retrait d'autres pays?

Mieux représentés à Bruxelles, mieux organisés et donc plus efficaces, les Allemands sont sans conteste les plus influents au sein de l’Union. Mais la position de retrait des autres grands pays, dont l’Italie, ou le départ imminent des Britanniques, ont ouvert un boulevard. Et l’Allemagne s’est retrouvée, quasi seule, au poste de pilotage.

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