L'ancien Premier ministre John Major plaide pour un second référendum sur le Brexit

L'ancien Premier ministre John Major plaide pour un second référendum sur le Brexit

(Belga) L'ancien Premier ministre britannique John Major a défendu mercredi l'idée d'un second référendum sur l'accord final sur le Brexit car, selon lui, les Britanniques ont été "induits en erreur" sur les conséquences du Brexit.

Après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, "je crains que nous soyons plus faibles et moins prospères, en tant que pays et en tant qu'individus. Et, bien qu'il me déplaise de l'admettre, notre divorce avec l'Europe diminuera notre stature internationale. En fait, il l'a déjà fait", a dit John Major lors d'un discours à Londres deux jours avant un discours attendu de Theresa May sur les futures relations commerciales du Royaume-Uni avec l'UE après le Brexit. "Je ne suis ni europhile ni eurosceptique" mais "réaliste", a affirmé le Premier ministre conservateur, qui avait fait campagne contre le Brexit mais dit s'être opposé à ce que le Royaume-Uni adopte l'euro ou rejoigne l'espace Schengen. "Je crois que risquer de perdre nos avantages commerciaux avec le marché colossal qui est à notre porte, c'est infliger des dommages économiques au peuple britannique", a-t-il ajouté. L'ancien dirigeant a aussi plaidé pour que les députés puissent "voter librement sur l'accord final du Brexit". "Cela doit être un vote décisif, dans lequel le Parlement peut accepter ou rejeter le résultat final, ou renvoyer les négociateurs pour chercher des améliorations, ou convoquer un référendum". "Beaucoup d'électeurs savent qu'ils ont été induits en erreur: beaucoup d'autres commencent à s'en rendre compte et l'électorat a donc le droit de reconsidérer sa décision", a-t-il considéré. En outre, dans les négociations avec l'UE, "nos objectifs doivent être réalistes", a insisté John Major. "Nous ne pouvons tout simplement pas quitter l'UE, le marché unique, l'union douanière et la Cour européenne de justice, tout en nous attendant à avoir une entrée sur mesure sur le marché européen, profitable pour le Royaume-Uni. Ce n'est tout simplement pas crédible". Theresa May a rejeté à plusieurs reprises la possibilité d'un deuxième référendum. La Première ministre a par ailleurs exclu de rester dans le marché unique et l'union douanière, affirmant rechercher un nouvel accord "sur mesure". (Belga)

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