L'indépendantiste catalan Puigdemont présenté lundi à un juge en Allemagne (parquet)

L'indépendantiste catalan Puigdemont présenté lundi à un juge en Allemagne (parquet)

(Belga) L'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, arrêté dimanche en Allemagne sur la base d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne, sera présenté lundi à un juge chargé de confirmer son identité, a indiqué le parquet allemand de Schleszig.

La comparution lundi de M. Puigdemont "n'aura pour but que de vérifier l'identité de la personne arrêtée", a confirmé dimanche le parquet allemand dans un communiqué, quelques heures après l'interpellation du dirigeant indépendantiste catalan par la police allemande alors qu'il rentrait du Danemark, voisin de l'Allemagne. Le tribunal régional du Schleswig-Holstein à Schleswig aura ensuite à décider si Carles Puigdemont doit être placé en détention en vue d'une remise à l'Espagne, a ajouté le parquet. Les événements se précipitent également en Ecosse où l'ex- responsable indépendantiste catalane Clara Ponsati, elle aussi visée par un mandat d'arrêt européen, "prend des dispositions" pour se "livrer" aux autorités en Ecosse où elle s'est exilée depuis peu. L'information a été confirmée dimanche par la police locale. Le juge Pablo Llarena de la Cour suprême espagnole a confirmé vendredi des poursuites pour «rébellion» contre 13 indépendantistes catalans, et émis ou réactivé des mandats d'arrêt européens et internationaux contre six dirigeants indépendantistes catalans partis à l'étranger, dont précisément Clara Ponsati. "Nous sommes en possession d'un mandat d'arrêt européen contre Clara Ponsati", a indiqué la police écossaise sur Twitter. "Nous avons été contactés par son avocate, qui prend des dispositions pour qu'elle se livre à la police". Comme d'autres leaders catalans, Clara Ponsati s'était exilée en Belgique le 30 octobre dernier, après la destitution de leur exécutif et la mise sous tutelle de la Catalogne, décidées par Madrid pour punir la déclaration unilatérale d'indépendance du 27 octobre. Clara Ponsati s'est installée il y a peu en Ecosse où elle travaille pour l'université de St Andrews en tant que professeur d'économie. Lors d'une récente interview à la BBC, elle ne se faisait guère d'illusions sur son sort si elle rentrait en Espagne. "Je suis à peu près sûre que la police viendrait me chercher à l'aéroport ou chez moi pour m'emmener à Madrid, et je suis aussi à peu près certaine que j'irais en prison", a-t-elle déclaré. "Aucun pouvoir" Clara Ponsati a reçu le soutien de membres du parti nationaliste écossais (SNP), qui partage les aspirations des indépendantistes catalans. Un influent député du parti, Ian Blackford, a exprimé ainsi sa "grande préoccupation" quant aux arrestations et mandats d'arrêt visant des responsables catalans indépendantistes. La première ministre écossaise Nicola Sturgeon, cheffe du SNP, a toutefois souligné que son gouvernement n'avait "aucun pouvoir" pour intervenir dans la procédure visant Clara Ponsati, menée de manière "indépendante" par la police et la justice. (Belga)

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