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La Belgique va collaborer avec la Slovaquie et le Portugal contre le dumping social

La Belgique va collaborer avec la Slovaquie et le Portugal contre le dumping social
 
 

(Belga) La Belgique va collaborer étroitement avec la Slovaquie et le Portugal pour vérifier si les travailleurs détachés de ces pays versent bien leurs contributions sociales dans leur pays d'origine. Le secrétaire d'État contre la Fraude sociale Philippe De Backer (Open Vld) a signé lundi, au Luxembourg, des accords en ce sens avec ses collègues slovaque et portugais.

Chaque année, quelque 226.000 Européens viennent travailler provisoirement en Belgique à la demande de leur employeur. Ces travailleurs détachés doivent être rémunérés selon les conditions de travail et salariales belges mais les contributions sociales sont payées dans le pays d'origine. Il est toutefois difficile de contrôler si ces travailleurs honorent leurs paiements. "Grâce à ces accords, nous pouvons mieux contrôler si les travailleurs versent bien leurs cotisations. On peut ainsi mettre fin à un réel dumping social qui voit des ouvriers bon marché de Slovaquie et du Portugal venir travailler ici pour cinq euros de l'heure", souligne M. De Backer. La Belgique accueille chaque année près de 15.000 Slovaques et plus de 16.000 Portugais. L'accord avec la Slovaquie doit surtout changer la donne dans le secteur du transport. "Des centaines de sociétés de transport belges sont actives en Slovaquie par le biais de sociétés boîte aux lettres qui n'existent que sur papier. Grâce à cet accord, nous allons pouvoir remonter plus rapidement ces sociétés et les services d'inspection pourront intervenir contre ces pratiques malhonnêtes et mettre fin à l'exploitation de chauffeurs", a ajouté le secrétaire d'État. La Belgique a signé des accords similaires avec tous ses voisins directs et avec la Bulgarie. M. De Backer espère en signer un avec la Pologne également. Il espère en outre étendre ce type de partenariat à l'échelle européenne afin d'établir une banque de données dans laquelle toutes les informations sur les travailleurs étrangers pourraient être échangées entre États membres. (Belga)




 

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