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La fédération anglaise de foot appelle à légiférer "rapidement" contre les insultes en ligne

La fédération anglaise de foot appelle à légiférer
La Fédération anglaise de football (FA) mène une croisade contre les abus des réseaux sociaux exigeant une législationDenis Charlet
 
 

La fédération anglaise de football (FA) a appelé le gouvernement à légiférer sans tarder pour obliger les réseaux sociaux à agir contre les insultes en ligne après quatre jours de boycott par les clubs, les instances et les joueurs.

Plusieurs d'entre eux, comme Marcus Rashford (Manchester United) et Reece James (Chelsea), ont été la cible d'insultes sur les réseaux sociaux ces derniers mois.

La Fédération anglaise de football, les clubs de la Premier League, de la deuxième division et de la Super Ligue féminine, mais aussi des organisation représentant les joueurs, les arbitres et les coaches, rejoints par la suite par d'autres sports comme le rugby ou le cricket, avaient décidé de ne pas alimenter leurs comptes sur les réseaux sociaux du vendredi 30 avril à 14h00 GMT jusqu'au lundi 3 mai à 22h59 GMT.

Dans un communiqué, la FA a affirmé que cette initiative "démontrait notre colère collective mais ne suffira pas à éliminer les insultes".

"Nous allons continuer de demander aux propriétaires des réseaux sociaux de modifier le fonctionnement de leurs plateformes, aux gouvernements d'introduire rapidement une législation forte et de demander que les gens dénoncent et informent sur les insultes en ligne quand ils les constatent".

Le gouvernement britannique avait annoncé en décembre dernier qu'un projet de loi sur "la sûreté en ligne" qui devait "établir une référence mondiale en matière de sûreté en ligne, avec l'approche la plus exhaustive en termes de régulation en ligne", avait alors expliqué le ministre du Numérique, des Médias, de la Culture et des Sports, Oliver Dowden.

Jeudi dernier, dans un billet publié par The Sun, Dowden s'était engagé à ce que l'examen parlementaire de la loi débute "rapidement", mais cela signifie qu'elle n'entrera très probablement pas en vigueur avant 2022.

Le texte prévoira des amendes pouvant atteindre 10% du chiffre d'affaires mondial, ou le blocage des sites, "par exemple si ils échouent à supprimer des insultes racistes".

"Nous demandons maintenant à Facebook, Instagram et Twitter d'utiliser leur pouvoir pour changer les choses et s'assurer qu'il y a de véritables sanctions pour la haine en ligne", a donc ajouté la fédération anglaise. "Nous invitons ces réseaux sociaux à répondre à nos demandes".

Dans un tweet, le club de Manchester United a affirmé que "le boycott est fini. Mais notre tâche d'éliminer toute forme de discrimination ne l'est pas".




 

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