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La police espagnole recherche Carles Puigdemont et... trouve un humoriste

La police espagnole recherche Carles Puigdemont et... trouve un humoriste

Des policiers espagnols, alertés par l'appel d'une personne qui disait avoir vu l'ex-président catalan Carles Puigdemont dans la région de Madrid... se sont retrouvés nez à nez avec un comédien déguisé qui enregistrait une émission grand public. "Un habitant a appelé le 091 (numéro de la police), et comme toujours dans ces cas-là, une patrouille avec deux policiers s'est rendue sur les lieux et a vu qu'il s'agissait du tournage d'un sketch", a raconté à l'AFP une porte-parole de la police.

Selon le faux Puigdemont, l'humoriste Joaquin Reyes, ils étaient six.

Le comédien, très connu en Espagne pour ses imitations de personnalités, enregistrait un sketch dans une banlieue de Madrid, Torrejon de Ardoz, pour la populaire émission de divertissement "El Intermedio", a indiqué la chaîne privée La Sexta, qui la produit.

Carles Puigdemont s'est volontairement exilé en Belgique fin octobre, peu avant que la justice espagnole n'engage des poursuites pour rébellion et sédition pour son rôle dans la déclaration d'indépendance avortée de la Catalogne. S'il était localisé en Espagne, il serait immédiatement arrêté. "Le maquillage était si réaliste que l'homme n'a pas hésité à appeler les autorités", raconte La Sexta sur son site Internet. "Nous avons dû expliquer que c'était un sketch pour El Intermedio et ils ont ri", a raconté hilare le comédien à la radio Cadena Ser. "Quand nous rentrions à Madrid, vous auriez dû voir la tête des gens aux feux rouges!", a encore blagué Joaquin Reyes.

Destitué le 27 octobre par le gouvernement central après une tentative de sécession, Carles Puigdemont tente encore d'être réinvesti à la tête de sa région, mais à distance.

Cependant, par moments, des rumeurs ont plané sur son possible retour, une source inépuisable de plaisanteries, même en Catalogne.

Le jour où les élus indépendantistes du parlement catalan avaient prévu d'élire un nouveau président régional, le gouvernement espagnol avait d'ailleurs déployé un important dispositif de sécurité destiné à l'arrêter au cas où il tenterait d'accéder à la chambre régionale incognito.

La séance du parlement avait finalement été ajournée.

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