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Le candidat indépendantiste à la présidence de Catalogne pourrait jeter l'éponge

Le candidat indépendantiste à la présidence de Catalogne pourrait jeter l'éponge

(Belga) L'actuel candidat à la présidence de la Catalogne (nord-est de l'Espagne), l'indépendantiste Jordi Sanchez, incarcéré depuis la mi-octobre, envisage de renoncer à la politique, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Si cette décision est confirmée, les indépendantistes, majoritaires au parlement catalan, pourraient désigner un nouveau candidat "viable", qui ne serait pas incarcéré ou à l'étranger comme l'ex-président Carles Puigdemont et donc former rapidement un gouvernement. "Le scénario à ce stade (pour lui), c'est d'envisager la possibilité de quitter la politique", a déclaré à la presse Eduard Pujol, porte-parole d'Ensemble pour la Catalogne, la formation de Jordi Sanchez. Selon une source de l'équipe de défense de M. Sanchez, celui-ci a évoqué ce scénario mardi devant le juge de la Cour suprême chargé de l'enquête sur la tentative d'indépendance de la Catalogne, qui l'entendait sur une demande de remise en liberté. Cette décision serait alors la conséquence de la "pression judiciaire" qui l'empêche d'exercer ses "droits politiques" et donc de siéger au parlement et d'être candidat à la présidence régionale, a encore accusé Eduard Pujol. Jordi Sanchez, ancien dirigeant de la puissante association indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC), est en détention provisoire près de Madrid depuis la mi-octobre pour avoir participé le 20 septembre à une manifestation contre des perquisitions qui avait bloqué pendant plusieurs heures les personnes chargées de ces perquisitions dans le bâtiment concerné. M. Sanchez, 53 ans, est poursuivi dans le cadre de l'enquête pour "rébellion, sédition et malversation de fonds" qui vise le noyau dur des dirigeants indépendantistes, en lien avec la tentative de sécession de la Catalogne au mois d'octobre 2017. Il a été élu député le 21 décembre, alors qu'il était en prison. Sa candidature avait été annoncée début mars après le renoncement de l'ex-président Carles Puigdemont, installé en Belgique où il échappe pour l'instant aux poursuites de la Justice espagnole. (Belga)

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