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Le cinéaste ukrainien Sentsov, en grève de la faim, hospitalisé

Le cinéaste ukrainien Sentsov, en grève de la faim, hospitalisé
Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, le 22 juillet 2015, dans un tribunal de Rostov-on-Don en RussieSERGEI VENYAVSKY
Russie

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, en grève de la faim depuis plus de quatre mois dans une prison russe, a été hospitalisé vendredi pour des examens visant à "corriger son traitement", ont indiqué les services pénitentiaires russes.

La réalisateur opposé à l'annexion de la Crimée "a été transporté à l'hôpital municipal de Labytnangui (Grand nord russe, ndlr) où il passe des examens supplémentaires et où il consulte des spécialistes", ont indiqué les services pénitentiaires régionaux dans un communiqué.

"En fonction des résultat de l'examen, le traitement d'Oleg Sentsov sera corrigé", est-il ajouté.

Opposant à l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, Oleg Sentsov, 42 ans, a été condamné à 20 ans de camp en 2015 pour "terrorisme" et "trafic d'armes" à l'issue d'un procès qualifié de "stalinien" par l'organisation Amnesty International.

Il a entamé une grève de la fin le 14 mai pour exiger la libération de tous les "prisonniers politiques" ukrainiens détenus en Russie.

Dans une lettre publiée vendredi et transmise aux autorités ukrainiennes, le représentant du Kremlin pour les droits de l'Homme Mikhaïl Fedotov assure que le réalisateur se trouve "sous surveillance médicale 24 heures sur 24" et confirme qu'il reçoit des compléments alimentaires comprenant des vitamines.

Son état y est qualifié de "stable sans évolution négative" et sans menace pour sa vie.

Les pays du G7 ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel, comme le cinéaste suisse Jean-Luc Godard ou l'acteur américain Johnny Depp, ont appelé à sa libération.

Malgré les déclarations alarmistes de ses proches concernant la dégradation de son état de santé tout l'été, le Kremlin a répété à plusieurs reprises qu'une grâce ne pouvait être accordée qu'à la demande du prisonnier. Oleg Sentsov s'y refuse.

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