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Le fait d'Italie-France: la mêlée, valeur-refuge

Le fait d'Italie-France: la mêlée, valeur-refuge
Le sélectionneur de la France Jacques Brunel lors du match face à l'Italie au tournoi des Six Nations le 16 mars 2019 à RomeAlberto PIZZOLI

Voilà au moins un secteur où les Bleus ont dominé l'Italie samedi en clôture du Tournoi des six nations (25-14): la mêlée fermée, qui leur a permis de récupérer au moins deux pénalités cruciales devant leur ligne pour s'extraire de la pression adverse.

Au milieu du marasme tricolore, et de la pauvreté de la prestation proposée au Stadio Olimpico, le sélectionneur Jacques Brunel a voulu retenir trois satisfactions, maigres.

Premièrement, l'éclosion de la jeune classe tricolore, ensuite le caractère affiché pour ne pas rompre sous les nombreux assauts italiens et, enfin, la bonne tenue de la mêlée fermée. Comme depuis le début du Tournoi.

"C'est un des secteurs qui a donné satisfaction. On a su redresser vite la barre et, surtout, elle nous a permis de ressortir de notre camp deux-trois fois, quand on était en difficulté" a commenté Brunel.

Après s'être fait "enfoncer" sur la deuxième mêlée de la rencontre, récoltant une pénalité qui a permis à Tommaso Allan de porter l'avance italienne à 6 à 0 (11e), les Bleus ont en effet rectifié le tir.

Ils ont ainsi gagné un ballon sur introduction adverse et effectué un sans-faute sur les leurs (6/6).

Surtout, comme l'a souligné Brunel, le paquet d'avants tricolore a récupéré deux pénalités cruciales en mêlée fermée, devant son en-but, pour permettre aux Bleus de souffler.

Ainsi à la 28e minute, après cinq bonnes minutes de siège italien, puis à la 66e.

A ces deux actions peut être ajoutée une troisième, tout aussi importante même si le XV de France n'a pas récupéré de pénalité: de nouveau acculé devant sa ligne avec seulement six points d'avance (20-14), il a eu à disputer une mêlée fermée avec une première ligne de fortune (75e).

A la suite de l'exclusion temporaire de Camille Chat (72e), remplaçant de Guilhem Guirado, blessé, au poste de talonneur, le pilier gauche Dany Priso a en effet glissé au centre de la première ligne. Et été remplacé comme pilier gauche par le droitier Demba Bamba, suppléé à son poste par Dorian Aldegheri.

Sans conséquence, puisqu'ils ont réussi à sortir le ballon proprement. Le match de Bamba (20 ans, 6 sél.), "qui passe de pilier droit à gauche et joue 80 minutes", lui a d'ailleurs valu les compliments de Brunel.

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