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Le parti de Zelensky arrive largement en tête du scrutin, selon les derniers sondages

Le parti de Zelensky arrive largement en tête du scrutin, selon les derniers sondages

(Belga) Le parti du nouveau président ukrainien, l'ex-comédien Volodymyr Zelensky, arrive selon les derniers sondages largement en tête des législatives anticipées prévues dimanche en Ukraine, où la campagne électorale s'achevait vendredi, mais il n'est pas assuré d'obtenir la majorité absolue.

Baptisée Serviteur du peuple d'après une série télévisée éponyme dans laquelle M. Zelensky incarne un chef d'Etat, cette formation pro-occidentale créée récemment est créditée de 44% à 52% des intentions de vote portant sur près de la moitié des sièges du Parlement monocaméral, selon trois sondages publiés cette semaine. Vient ensuite la liste des prorusses de Plateforme d'opposition (10% à 13%) dont le numéro trois, Viktor Medvedtchouk, est un personnage controversé très puissant au début des années 2000 et proche du président russe Vladimir Poutine, parrain de l'une de ses filles. Deux partis pro-occidentaux, Solidarité européenne de l'ex-président Petro Porochenko (8%) et Patrie de l'ex-Première ministre Ioulia Timochenko (6% à 9%), devraient aussi franchir le seuil des 5% nécessaires pour entrer au Parlement. Lancée seulement en mai, la formation pro-occidentale Golos (Voix) de la superstar du rock ukrainien Sviatoslav Vakartchouk est, elle, créditée de 4% à 7% des suffrages. Ces prévisions ne portent que sur 225 parlementaires élus au scrutin proportionnel. Les 199 autres députés seront désignés au scrutin majoritaire à un tour. L'un des enjeux clés du vote est de savoir si le parti de M. Zelensky obtiendra seul une majorité absolue (au moins 226 sièges) à l'aide de ses députés élus dans des circonscriptions majoritaires, ou bien s'il devra former une coalition pour ensuite valider la nomination d'un Premier ministre et de son gouvernement. "Pour l'instant, ce n'est pas clair", souligne la sociologue Iryna Bekechkina, directrice de la Fondation Initiatives démocratiques. Sur un total de 450 sièges, 26 postes resteront vacants en Crimée, péninsule annexée en 2014 par la Russie, et dans les territoires de l'Est contrôlés par les séparatistes prorusses, où une guerre a fait plus de 13.000 morts en cinq ans. (Belga)

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