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Les Britanniques mariés changent plus vite de nationalité que ceux isolés

Les Britanniques mariés changent plus vite de nationalité que ceux isolés

(Belga) Les Britanniques mariés, avec ou sans enfants, sont plus nombreux à avoir demandé la nationalité belge que les personnes isolées, indique mercredi l'office belge de statistique Statbel. Le niveau d'instruction et l'âge semblent également avoir un impact important.

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé dans le courant de la semaine dernière que près de 2.700 Britanniques avaient demandé et acquis la nationalité belge depuis le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne en juin 2016. Cela représente en moyenne près de 90 reconnaissances par mois. Outre ces statistiques, Statbel a analysé les caractéristiques socio-démographiques des 22.949 personnes de nationalité britannique résidentes en Belgique au 1er janvier 2017. "Cette analyse met en lumière les différences entre les Britanniques ayant changé de nationalité en 2017 et ceux qui ne l'ont pas fait", explique l'office. Au cours de l'année 2017, 6% des Britanniques résidents en Belgique (1.375 personnes) ont ainsi changé de nationalité, soit 6,21% de femmes (626 sur 10.073) et 5,82% d'hommes (749 sur 12.876). En ce qui concerne le type de ménage, 7,45% des Britanniques mariés qui ont des enfants ont changé de nationalité (664 personnes sur 8.908), contre 7,41% pour les personnes mariées sans enfants (240 sur 3.237) et 3,45% pour les Britanniques isolés (163 sur 4.726). Par ailleurs, le niveau d'instruction joue également. Les Britanniques qui possèdent un diplôme universitaire changent en effet de nationalité 3,5 fois plus que ceux qui possèdent un diplôme de l'enseignement secondaire inférieur. Au niveau de l'âge, les écarts sont également prononcés puisque les Britanniques en âge de travailler (entre 17 et 65 ans) changent moins de nationalité que les jeunes (moins de 18 ans) et les personnes âgées (plus de 65 ans). La durée du séjour et le fait qu'une personne soit née ou non en Belgique semblent également intervenir dans les choix réalisés, "bien que ces différences soient moins prononcées que celles liées au niveau d'instruction", note encore l'office de statistique. (Belga)

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