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M. Centeno espère un accord lundi sur le budget de la zone euro pour aider M. Michel

M. Centeno espère un accord lundi sur le budget de la zone euro pour aider M. Michel

(Belga) Le président de l'Eurogroupe Mario Centeno a dit jeudi espérer un accord ce lundi sur le financement du budget de la zone euro, afin d'aider le président du Conseil européen Charles Michel dans sa recherche d'un accord à Vingt-sept sur le budget 2021-2027 de l'Union, qui sera au coeur d'un sommet extraordinaire jeudi 20 février prochain.

"Lundi, j'espère que nous nous mettrons d'accord sur un rapport sur les solutions de financement du budget de la zone euro pour informer Charles Michel dans ses négociations budgétaires pluriannuelles", a écrit le Portugais sur le réseau Instagram. Les Européens s'arrachent les cheveux depuis deux ans sur l'instrument budgétaire pour la convergence et la compétitivité (BICC, selon son acronyme anglais) pour la zone euro, cher au président français Emmanuel Macron. Intégré dans le budget 2021-2027 de l'UE à 27, il doit soutenir à la fois les réformes structurelles et les investissements publics dans la zone monétaire (19 pays) afin de la consolider, mais il ne serait doté que de 13 à 17 milliards d'euros selon les propositions en circulation. Les grands argentiers de l'Union s'étaient entendus en octobre sur certaines dispositions, comme la nécessité d'un co-financement national à hauteur de 25% du soutien aux projets retenus, pour ce qui apparaît davantage comme un nouveau fonds. Ce taux contributif serait réduit de moitié en période économiquement difficile. Le retour financier vers chaque pays serait calculé selon une clé de répartition tenant compte du nombre d'habitants et du PIB par habitant. Avec un seuil: même les pays les plus riches seraient assurés de retrouver au minimum 70% de l'argent injecté, en dehors des bénéfices indirects de l'appartenance à la zone. La question d'un apport de ressources propres dans ce budget reste une pierre d'achoppement. La France souhaiterait donner au BICC la possibilité de grossir: soit par des contributions nationales des Etats membres qui le veulent bien, soit par des ressources externes, comme une taxe qui reste encore à créer, telle la Taxe sur les Transactions Financières (ou TTF). Mais les Pays-Bas, suivis par d'autres pays du nord de l'Union, freinent des quatre fers pour augmenter le volume des ressources propres de ce budget. (Belga)

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