May met en garde l'UE sur la coopération en matière de sécurité

May met en garde l'UE sur la coopération en matière de sécurité
La Première ministre britannique Theresa May à Belfast le 12 février 2018Paul FAITH

La Première ministre britannique Theresa May compte insister samedi sur une coopération sécuritaire privilégiée avec l'Union européenne après le Brexit, mettant en garde contre des blocages qui mettraient en danger la vie des citoyens.

"Ce n'est pas une époque où nous pouvons permettre que notre coopération soit inhibée, que la sécurité de nos citoyens soit mise en danger par une concurrence entre partenaires, des rigidités institutionnelles et des idéologies bien ancrées", avertira-t-elle en garde, selon des extraits du discours diffusé par ses services.

"Nous devons faire ce qui est le plus utile, le plus pragmatique pour assurer notre sécurité collective", selon la Première ministre, qui s'exprimera vers 08H30 GMT lors de la conférence de Munich sur la sécurité.

Selon elle, maintenir un partenariat très rapproché entre l'UE et le Royaume-Uni en tant que pays tiers, après le Brexit, marquerait une première ambitieuse.

"Il y a déjà dans d'autres domaines, comme le commerce, des relations stratégiques entre l'UE et des pays tiers", dit Mme May dans ces extraits, "et il n'y a aucune raison juridique ou opérationnelle qui empêcherait un accord dans le domaine de la sécurité intérieure".

Vendredi, les directeurs des services de renseignement extérieur britanniques (MI6), français (DGSE) et allemands (BND) s'étaient affichés ensemble vendredi, fait rare, pour assurer que le Brexit n'entamerait pas leur coopération.

"Même après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, une coopération étroite ainsi que le partage de renseignements entre les Etats devront se poursuivre sur les questions du terrorisme international, de l’immigration clandestine, de la prolifération et des cyberattaques", affirment-ils dans un communiqué commun diffusé sur le site internet du renseignement allemand, en marge de la conférence de Munich.

Mme May a été critiquée par le passé pour avoir semblé vouloir lier la coopération sécuritaire, domaine où Londres joue un rôle crucial en Europe, et un accord commercial privilégié avec l'UE.

Le Royaume-uni n'a toujours pas défini sa position dans les négociations avec Bruxelles sur leur future relation commerciale et n'est pas non plus d'accord sur les modalités de la période de transition qu'il a réclamée après le Brexit, prévu le 29 mars 2019.

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