Merkel promet de se mettre au travail vite au nom de l'Europe

Merkel promet de se mettre au travail vite au nom de l'Europe
La chancelière allemande Angela Merkel fait une déclaration à son arrivée au siège de la CDU, le 5 mars 2018 à BerlinJohn MACDOUGALL

La chancelière allemande Angela Merkel a promis lundi que son futur gouvernement allait se mettre vite au travail, notamment pour faire face aux défis qui minent l'UE, après des mois de paralysie politique en Allemagne.

"Près de six mois après les élections (législatives du 24 septembre, les électeurs) ont le droit de s'attendre à ce qu'il se passe enfin quelque chose", a dit Mme Merkel au lendemain de l'annonce par les sociaux-démocrates qu'ils acceptaient de gouverner sous sa houlette, lui donnant donc la majorité dont elle avait besoin.

"Nous voyons tous les jours que l'Europe est très sollicitée, et qu'une voix forte de l'Allemagne, au côté de celle de la France et d'autres Etats membres, est nécessaire", a-t-elle dit avant une réunion de la direction de son parti chrétien-démocrate (CDU).

La chancelière a cité pèle-mêle la question du commerce international, sur fond de conflit naissant avec les Etats-Unis de Donald Trump, le défi que représente la montée en puissance de la Chine ou encore les questions "de guerre et de paix" en Syrie, où la voix de l'Europe ne se fait pas entendre alors que le continent a dû accueillir des centaines de milliers de réfugiés, déstabilisant l'Union européenne et certains membres.

Angela Merkel, qui devrait être formellement reconduite le 14 mars par les députés pour un quatrième mandat, a fait face à une impasse politique sans précédent dans l'histoire contemporaine de l'Allemagne après que les législatives ont laissé le pays sans majorité claire.

La percée historique du mouvement d'extrême droite AfD a chamboulé le système politique, morcelant la chambre des députés et provoquant un début de fronde anti-Merkel au sein même de son parti.

Des élus conservateurs considèrent en effet que la montée en puissance d'une droite anti-migrants, anti-islam et anti-Europe est due à la ligne trop centriste de la chancelière et l'accueil de plus d'un million de demandeurs d'asile entre 2015 et 2017.

Finalement, après plus de cinq mois d'aléas, Mme Merkel a réussi à reconduire sa coalition sortante avec les sociaux-démocrates. Mais ceux-ci se montrés récalcitrants et la durabilité de cette alliance reste sujette à caution.

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