En ce moment
 

Mondial de volley: Ngapeth veut que les Bleus "retrouvent le brin de folie"

Mondial de volley: Ngapeth veut que les Bleus
Earvin Ngapeth avec les Bleus avant un match de l'Euro de volleyball contre la République tchèque à Katowice, le 30 août 2017 PIOTR NOWAK

Earvin Ngapeth veut que les Bleus "retrouvent le brin de folie" qui leur permettrait de renverser la Serbie, la Pologne et l'Argentine de vendredi à dimanche à Varna (Bulgarie) et de se qualifier pour la phase finale du Mondial de volley.

Les Français se sont mis en difficulté en perdant contre les Pays-Bas, une équipe de deuxième rang, la semaine dernière à Roussé. Ils arrivent au bord de la Mer Noire avec seulement trois victoires (Chine, Egypte, Canada) contre cinq aux Polonais et quatre aux Serbes. Les résultats du premier tour sont conservés.

"Je pense qu'on joue bien au volley. C'est juste qu'il manque le petit truc en plus qu'on met d'habitude et qui nous aurait permis de battre aussi le Brésil et la Hollande (défaites 3-2)", estime la star du volley français dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

Dans une formule hyper compliquée, dont le volley a le secret, les scénarios sont innombrables. La France peut être éliminée en gagnant ses trois matchs, elle peut aussi se qualifier en n'en remportant que deux. Elle peut terminer première de son groupe, mais l'objectif est plutôt de finir à l'une des deux places de meilleur deuxième (sur les quatre groupes) pour participer au Final Six en Italie.

- "Libérés dans la tête" -

"On va être plus libéré dans la tête, il n'y a plus besoin de faire de calcul. On a réussi à aller chercher le match de la survie (contre le Canada mardi). On est soulagé parce qu'on est passé pas loin de la catastrophe. Maintenant on a trois grosses batailles à mener ici à Varna pour sortir de ce groupe", dit Ngapeth, 27 ans.

Si la France est restée en course, c'est en grande partie grâce à son attaquant-vedette. Blessé aux abdominaux pendant la préparation, encore à la recherche du bon rythme en début de tournoi, il a été omniprésent contre les Canadiens, autant à l'attaque et au service (22 points) qu'en défense et en réception.

"C'est mon match le plus abouti. Je m'étais arrêté dix jours et je savais que j'allais mettre un peu de temps à retrouver le rythme. J'avais besoin de jouer", souligne le futur joueur de Kazan, le club russe champion d'Europe.

- L'Argentine pour conclure -

Avec Ngapeth au sommet de son art et peut-être le retour, espéré, du central Kevin Le Roux, le spécialiste du service absent depuis quatre matchs à cause d'une élongation à la cuisse, la France a les moyens d'écarter la Serbie.

"Ils vont avoir les crocs. Ils sortent d'un bon premier tour où ils ont battu les Russes (favoris pour l'or, ndlr) et pris un point aux États-Unis (2-3). Ca va être un gros combat. C'est une équipe qui sert fort et qui bloque bien, mais on a les armes pour déstabiliser ces équipes-là. Moralement, ils sont mieux que nous, mais c'est une équipe qui nous réussit pas mal ces dernières années", rappelle Ngapeth. Les Bleus avaient notamment balayé les Serbes au Final Six de la Ligue des nations, en juillet à Lille.

Après la Serbie, les Français se retrouveront face à un obstacle encore plus élevé: la Pologne championne du monde en titre, l'une des trois équipes qui a gagné ses cinq premiers matchs du Mondial avec l'Italie et les États-Unis. "C'est un peu le même genre d'adversaire que les Serbes. Ca va être aussi très compliqué, mais on sait qu'on est capable de tout. On y croit dur comme fer", dit Ngapeth avant d'ajouter: "Mais la Pologne, c'est encore loin pour nous".

Que dire alors de l'Argentine, le troisième rival de la poule, en principe un cran en-dessous, que la France devra aussi dominer dimanche pour valider son ticket pour Turin. Si tout s'est bien passé avant.

Vos commentaires