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Mort d'un gilet jaune à Visé: un nouveau suspect identifié par la police néerlandaise

Mort d'un gilet jaune à Visé: un nouveau suspect identifié par la police néerlandaise

Le premier chauffeur interpellé par les autorités néerlandaises a été relâché. Il n'a pas de lien avec l'accident, a indiqué la police néerlandaise. Mais un nouveau suspect a été identifié. Il n'a pas encore été trouvé.

Un nouveau suspect dans la mort de Roger Borlez, un gilet jaune décédé vendredi soir à Visé après une collision avec un camion, a été arrêté aux Pays-Bas a confirmé, lundi en fin de matinée, une porte-parole du parquet de Liège. Il s'agirait d'un citoyen néerlandais habitant Landgraaf, (est de Maasstricht), a-t-elle précisé sans dévoiler plus d'informations sur son identité. Un nouveau mandat d'arrêt européen a été émis par le juge d'instruction à l'encontre de ce chauffeur. Dans l'attente de plus de détails sur les circonstances, les faits ont été qualifiés de meurtre.

Le premier suspect, interpellé dans la nuit de samedi à dimanche, un chauffeur âge de 56 ans, a été relâché par la police néerlandaise. Présent sur les lieux, ce camionneur avait profité du chaos qui régnait sur place, vendredi après l'incident, pour se faufiler et quitter la zone. Les recherches s'étaient concentrées sur ce véhicule dont le type correspondait au camion recherché. Sur la base des images des caméras de surveillance, il s'agissait du premier poids lourd ayant franchi la frontière à ce moment-là.

Lorsqu'il est apparu que ce premier suspect n'était pas le camionneur impliqué, les enquêteurs se sont appuyés sur la plaque d'immatriculation qui avait été fournie par les manifestants présents à Visé lors de l'accident. Ce qui a permis de retrouver le camion responsable qui a été saisi à Maastricht où se trouve l'entreprise de transports internationaux à laquelle il est rattaché. Ce véhicule n'avait pas été repéré par les caméras au passage de la frontière, car il avait quitté l'autoroute avant de la franchir. Un éclat dans le pare-brise pourrait correspondre à un coup porté par le gilet jaune accidenté avant qu'il ne glisse sous les roues du véhicule.

RAPPEL DES FAITS (article de dimanche)

Les médias néerlandais avaient annoncé dimanche matin l'interpellation d'un chauffeur du camion qui a fauché un gilet jaune à Visé vendredi soir. L'homme de 56 ans avait été arrêté samedi soir à Tilburg, à 70 kilomètres d’Anvers. Si le chauffeur néerlandais consentait à sa remise à la Belgique, les Pays-Bas devaient prendre une décision en ce sens dans les 10 jours. Selon les règles européennes, les Pays-Bas ont 60 jours pour se prononcer sur l'exécution du mandat d'arrêt européen à compter de l'arrestation d'un suspect (90 jours en cas de circonstances exceptionnelles). Si le suspect consent à sa remise, le délai est ramené à 10 jours. Une fois la décision prise, la remise effective doit avoir lieu dans les 10 jours. La législation européenne prévoit des motifs de refus mais, dans le cas présent, on voit mal ce qui pourrait faire obstacle à des poursuites en Belgique.


Un camion force le barrage

Roger Borlez, un homme de 49 ans, est mort sous les roues d'un véhicule. Le drame s'est produit sur un barrage filtrant mis en place par quelques dizaines de gilets jaunes vendredi soir sur l'autoroute E25 à Visé, en direction de Maastricht (Pays-Bas).

La voie de droite de l'autoroute était bloquée par des palettes et des pneus, la gauche étant ouverte à la circulation mais réservée aux voitures. Deux manifestants ont voulu s'interposer lorsqu'un camion a emprunté la voie de gauche pour forcer le passage et ce dernier a alors accéléré, d'après des témoins. L'un des deux, Roger Borlez, 49 ans, est passé sous les roues du véhicule. 

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