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Procédure de destitution de Trump - Trump avait bien lié l'aide en Ukraine à une enquête politique, admet la Maison Blanche

(Belga) Donald Trump avait décidé de suspendre une aide militaire à l'Ukraine en partie pour forcer Kiev à contribuer à une enquête liée aux élections américaines de 2016, a reconnu jeudi le secrétaire général de la Maison Blanche.

L'enquête ne concernait pas le démocrate Joe Biden, qui pourrait affronter le président Trump dans les urnes en 2020, a toutefois ajouté Mick Mulvaney lors d'une conférence de presse, en assurant que la démarche était "absolument appropriée". L'administration américaine avait gelé en juillet près de 400 millions de dollars destinés à l'Ukraine et votés par le Congrès, qui ont finalement été débloqués en septembre. Cette décision est au coeur de l'enquête ouverte il y a trois semaines par les parlementaires démocrates dans le cadre de l'explosive procédure de destitution. Ils veulent savoir si Donald Trump, qui a demandé à la fin juillet à son homologue ukrainien d'enquêter sur Joe Biden, avait suspendu l'argent pour le forcer à coopérer. Le milliardaire républicain martèle qu'il n'a exercé aucune pression sur Volodymyr Zelensky et que l'aide avait été suspendue pour évaluer l'assistance apportée à l'Ukraine par ses autres partenaires occidentaux. Mais, jeudi, pour la première fois, la Maison Blanche a reconnu que Donald Trump avait d'autres motivations. "A-t-il mentionné en passant la corruption liée au serveur informatique du parti démocrate? Absolument, il n'y a aucun doute à ce sujet, c'est pour ça que nous avons gelé l'argent", a déclaré M. Mulvaney. Il faisait référence à une théorie bien ancrée dans certains milieux complotistes et relayée par Donald Trump, selon laquelle des Ukrainiens auraient aidé les démocrates lors de la campagne présidentielle de 2016. Cet argument avait été avancé en réponse aux conclusions des services renseignement américains, qui avaient établi que la Russie s'était ingérée dans l'élection américaine de 2016, au profit de Donald Trump. "Se pencher sur ce qui s'est passé en 2016 est (...) absolument approprié" et fait l'objet d'une enquête du ministère de la Justice, a poursuivi M. Mulvaney. "Je n'ai jamais participé à une conversation où les mots Burisma ou Biden auraient été prononcés", a-t-il ajouté en référence au groupe gazier ukrainien qui a employé le fils de Joe Biden de 2014 à 2019. (Belga)

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