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Réforme en zone euro: Merkel confiante de trouver des solutions avec Macron

Réforme en zone euro: Merkel confiante de trouver des solutions avec Macron
La chancelière allemande Angela Merkel, ici à Berlin le 2 mai 2018TOBIAS SCHWARZ

La chancelière allemande Angela Merkel s'est montrée confiante lundi de trouver des solutions avec la France pour réformer la zone euro, alors que Paris et Berlin divergent sur plusieurs sujets à l'approche d'une date-butoir en juin.

En dépit de leurs différences, la France et l’Allemagne trouvent "toujours des solutions communes", a assuré la chancelière allemande lors d'un podium de discussion avec des élèves d'un lycée professionnel de Berlin.

Les dix-neuf Etats de la zone euro ont "bien sûr besoin d'une politique plus étroite", a-t-elle estimé, mais la France et l'Allemagne, considérées comme le moteur de l'Europe, abordent les sujets parfois avec des "accents différents" a-t-elle estimé, en évoquant en particulier le chantier du renforcement de l'Union bancaire.

"L'Allemagne est toujours d'avis que nous devons être compétitifs, que nous devons être efficaces", a-t-elle dit, tandis que la France cherche "peut-être à parvenir plus vite à une convergence".

Les deux pays ont pour objectif de présenter en juin une feuille de route commune pour des réformes de l'Europe post-Brexit en vue d'un sommet européen sur le sujet.

Mais ils peinent à avancer sur ces questions, y compris celles considérées comme les plus urgentes et les plus faciles à faire aboutir: l'Union bancaire et la réforme du Mécanisme européen de stabilité (MES) --dont la mission est d'aider les pays de la zone euro en grande difficulté.

Le chef de l'Etat français Emmanuel Macron appelle de ses voeux la mise en place d'une capacité budgétaire pour la zone euro, mais se heurte jusqu'ici aux réserves de l'Allemagne, qui craint comme la peste une mutualisation des dettes en zone euro.

"Nous discutons beaucoup des propositions faites par Emmanuel Macron, et ce n'est pas comme si, et de loin, ces propositions rencontraient partout de la réticence", a affirmé dans un point presse séparé le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, qui recevait lundi à Berlin son homologue français Jean-Yves Le Drian.

Ce dernier a rejeté les affirmations selon lesquelles le moteur franco-allemand était en panne. "Nous oeuvrons ensemble dans le cadre du programme de travail fixé par le président (français) et la chancelière, qui vise à aboutir à une feuille de route précise de notre travail commun d’ici le conseil européen de juin", a-t-il souligné.

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