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Rejet de la demande de remise en liberté de Vincenzo Vecchi

Rejet de la demande de remise en liberté de Vincenzo Vecchi
Une bannière où l'on peut lire "Libérez Vincenzo" est déployée devant le tribunal de Rennes, le 14 août 2019Sebastien SALOM-GOMIS

La cour d'appel de Rennes a rejeté vendredi la demande de remise en liberté de l'ex-altermondialiste italien Vincenzo Vecchi arrêté en août en Bretagne en vertu de deux mandats d'arrêts européens, après huit ans passés dans la clandestinité.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel, réunie jeudi, avait examiné sur le fond cette demande présentée par ses avocats le 22 août.

Elle avait fait état d'un rapport de faisabilité favorable pour une assignation à résidence avec bracelet électronique de l'Italien de 46 ans.

Mais l'avocat général avait requis le rejet de cette demande.

"Je suis extrêmement déçue, je ne comprends pas", a réagi auprès de l'AFP vendredi l'avocate de M. Vecchi, Me Catherine Glon.

Vincenzo Vecchi a été condamné à 12 ans et demi de prison en 2009 par la cour d'appel de Gênes notamment "pour des faits de complicité de vol avec violence" lors du sommet du G8 à Gênes de 2001. Il a aussi été condamné en 2007 par la cour d'appel de Milan à quatre ans de prison notamment pour "complicité de dévastation continue", lors d'une manifestation contre l'extrême droite à Milan en 2006.

La justice française a demandé un supplément d'information aux autorités judiciaires italiennes, avant le 10 octobre, afin de préciser différents points concernant les condamnations rendues en Italie: les peines maximales encourues pour les infractions pour lesquelles Vecchi a été condamné, "le délai de prescription de l'exécution de la peine" et, "dans l'hypothèse d'une remise, le régime d'exécution de la peine".

Elle demande aussi à la justice italienne si la décision de la cour d'appel de Gênes "a été réformée par un arrêt de la Cour suprême de cassation", "dans l'affirmative (de) préciser la teneur de cette arrêt" et d'indiquer si cette condamnation "est définitive".

Selon Me Glon, la défense a obtenu "une pièce qui démontre que l'une des condamnations (à Milan) a été intégralement exécutée et qu'elle est éteinte".

La date de la prochaine audience concernant ce dossier n'a pas encore été fixée.

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