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Roumanie: des tests ADN confirment le meurtre d'une des deux fillettes enlevées

Roumanie: des tests ADN confirment le meurtre d'une des deux fillettes enlevées
Des enquêteurs roumains fouillent la maison de Gheorghe Dinca, le 2 août 2019 à Caracal, dans le sud de la RoumanieDaniel MIHAILESCU

Des tests ADN ont confirmé que des restes du corps d'une adolescente enlevée la semaine dernière en Roumanie, affaire qui a provoqué la démission du ministre de l'Intérieur, avaient été retrouvés dans le jardin du principal suspect, a annoncé samedi le Parquet roumain.

"Le profil génétique des preuves recueillies sur place correspond à celui des parents de (...) Alexandra Macesanu", âgée de 15 ans, ont précisé les procureurs.

Cette affaire a profondément choqué le pays, et des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour dénoncer "l'incompétence" de la police, qui n'a pas sauvé Alexandra alors que cette dernière était pourtant parvenue à la joindre grâce à un téléphone retrouvé dans la maison de son ravisseur.

Gheorghe Dinca, mécanicien âgé de 65 ans, avait reconnu dimanche dernier le meurtre d'Alexandra ainsi que celui d'une autre adolescente portée disparue en avril, Luiza, 19 ans, selon son avocat et les procureurs.

Des restes humains calcinés, dont des dents, ainsi que des bijoux avaient été retrouvés dans un fût en tôle derrière la maison du suspect.

Mais ces derniers jours, des experts en médecine légale avaient mis en doute la possibilité que le corps d'Alexandra ait pu été calciné dans le fût, comme l'avait affirmé le suspect, soulignant qu'une température de 1.400° Celsius était requise pour transformer un corps en cendres.

Le corps de Luiza n'a lui pas été retrouvé et les fouilles se poursuivaient samedi au domicile du suspect, à Caracal (sud), neuf jours après le meurtre d'Alexandra.

Vendredi, les enquêteurs ont retrouvé dans un parc le téléphone portable de la jeune fille.

Le 25 juillet, Alexandra avait utilisé un téléphone retrouvé dans la maison de son agresseur pour appeler trois fois le numéro d'urgence 112, indiquant avoir été enlevée par un homme la veille et violée et donnant des indices sur le lieu où elle était séquestrée.

Mais les policiers ont mis 19 heures pour retrouver la maison du suspect et y pénétrer, après une série de bourdes qui a coûté son poste au chef de la police, Ioan Buda.

Le ministre de l'Intérieur Nicolae Moga a pour sa part démissionné, tandis que plusieurs policiers et procureurs font l'objet de procédures disciplinaires pour des failles dans leur enquête.

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