Royaume-Uni et UE font état de quelques avancées en matière de sécurité

(Belga) L'Union européenne et le Royaume Uni ont fait état vendredi de plusieurs avancées dans la recherche d'un accord sur le Brexit, mais les points d'achoppement les plus sensibles persistent, est-il ressorti d'un point presse des chefs des deux délégations, Michel Barnier et Dominic Raab, à l'issue d'une nouvelle semaine de négociations.

Des avancées ont été engrangées sur la sécurité (mécanismes d'extradition, données des passagers aériens dans la lutte contre le terrorisme, échanges de données ADN, empreintes digitales ou véhicules), selon M. Barnier. Mais la traduction concrète des garanties offerte par Londres sur la protection des droits fondamentaux et le rôle de la Cour de justice de l'Union européenne comme arbitre ultime du droit de l'UE est toujours en discussion, notamment sur les droits procéduraux des suspects, a-t-il ajouté. En politique étrangère, sécurité extérieure et défense, M. Barnier parle d'une "large cohérence de vues". Il a cherché à rassurer Londres sur Galileo, le projet européen de navigation par satellite auquel le Royaume-Uni menace de retirer son soutien afin de développer son propre système satellite. Malgré des avancées reconnues par les deux parties, plusieurs questions restent en suspens, comme celle de la protection des quelque 3.000 indications géographiques de l'UE. "Le Brexit ne peut conduire à une perte de droits de propriétés intellectuelles existants", a répété le Français. Des doutes doivent aussi être éclaircis sur la protection des données personnelles qui seront transmises au Royaume Uni jusqu'à la fin de la période de transition par les banques, les assurances, ou les services de police, même s'il y a là de "vrais et bons progrès". D'autres sujets comme Euratom sont toujours en discussion. Mais les deux parties n'ont fait état d'aucune avancée sur le problème plus sensible de la frontière entre l'Irlande, qui restera dans l'UE, et la province britannique d'Irlande du Nord, qui devrait la quitter avec le Brexit. "Nous avons besoin de données techniques sur la nature, les lieux concernés. Qui, comment, où, quand ? ", a lancé M. Barnier. L'UE attend la traduction en termes légaux d'une solution dite de "backstop", qui maintiendrait l'Irlande du Nord au sein de l'union douanière et du marché unique si Londres et Bruxelles ne parviennent pas à un accord sur leur future relation. Dominic Raab, de son côté, s'est dit "encore plus confiant" désormais de trouver un accord "à temps" pour le conseil européen d'octobre, tout en reconnaissant l'existence d'une "petite marge de manœuvre". Ce n'est pas une question de jours ni même de quelques semaines, a confirmé M. Barnier, pour qui un accord est attendu avant novembre. (Belga)

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