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Russie: le parquet accuse Navalny d'être financé par l'étranger

 
 

Le parquet russe a affirmé lundi qu'Alexeï Navalny a reçu des financements étrangers pour mener sa campagne en vue des élections municipales à Moscou, ce qui est interdit par la loi, des accusations démenties par l'équipe de l'opposant russe.

"Lors des vérifications, il a été confirmé que des financements étrangers ont été obtenus pour la campagne d'Alexeï Navalny", est-il écrit dans un communiqué.

Selon le parquet, plus de 300 personnes physiques et juridiques étrangères, ainsi que des donateurs anonymes issus de 46 pays (dont les Etats-Unis, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Suisse et le Canada) ont donné de l'argent à M. Navalny et des membres de son équipe via un système russe de paiement sur internet.

La législation russe interdit aux candidats à une élection de recevoir des financements étrangers pour mener campagne.

Le parquet, qui a mené ces vérifications après des accusations en ce sens lancées par le député ultra-nationaliste Vladimir Jirinovski, a envoyé les documents au ministère de l'Intérieur pour qu'il décide s'il est nécessaire d'ouvrir une enquête.

De son côté, l'équipe de campagne d'Alexeï Navalny réfute toutes ces accusations.

"Nous faisons très attention" à l'origine des fonds pour la campagne, a déclaré un représentant de cette équipe, Vladimir Achourkov, à l'agence Ria Novosti, précisant que l'argent ne provenait que de citoyens russes.

Alexeï Navalny, 37 ans, qui s'est fait connaître en dénonçant sur son blog et les réseaux sociaux des scandales de corruption au sein des puissantes entreprises publiques, mène depuis quelques semaines une campagne active à Moscou en vue des élections municipales le 8 septembre, bien qu'il risque 5 ans de prison.

Devenu opposant numéro un du président russe Vladimir Poutine lors des manifestations de 2011-2012, il a été condamné le 18 juillet à cette peine pour le détournement de fonds, qu'il conteste, d'une exploitation forestière publique.

Il a cependant, contre toute attente, été remis en liberté le lendemain jusqu'à l'examen de son pourvoi en appel.




 

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