Tournoi: l'Irlande en veut plus

Tournoi: l'Irlande en veut plus
L'Irlandais Dan Leavy plaqué par l'Ecossais Simon Berghan lors d'un match du Tournoi des six Nations, le 10 mars 2018Paul FAITH

Une victoire pour voir triple: l'Irlande est à 80 minutes du troisième Grand Chelem dans le Tournoi des six nations de son Histoire, sur la route duquel se dresse samedi (15h45) à Twickenham le grand rival anglais, revanchard.

Le XV du Trèfle veut davantage que cette troisième victoire dans le Tournoi depuis l'arrivée au poste de sélectionneur mi-2013 du Néo-Zélandais Joe Schmidt (après 2014 et 2015), qui souhaiterait imiter ses devanciers de 1948 et 2009.

Les rejoindre dans les annales, qui plus est dans le Temple du rugby le jour de la fête de la Saint-Patrick, le saint patron des Irlandais, viendrait couronner en beauté le glorieux cycle entamé il y a près de cinq ans.

Et déjà ponctué, outre les deux titres dans le Tournoi, de la première victoire de l'Histoire de la Verte Erin contre la Nouvelle-Zélande (40-29 en novembre 2016 à Chicago) et d'une série record -- et en cours -- de onze succès qui a placé l'Irlande au deuxième rang mondial.

Un Grand Chelem viendrait également récompenser la génération des Sexton, Murray ou O'Mahony, qui a pris le relais de celle de Brian O'Driscoll -- seul le capitaine Rory Best et l'arrière Rob Kearney étaient déjà présents en 2009.

A ces cadres se sont greffés, plus récemment, des talents comme le centre Gary Ringrose ou l'ailier Jacob Stockdale, auteur de six essais dans le Tournoi-2018, record égalé sur une édition depuis l'inclusion de l'Italie en 2000.

"Ces jeunes gars travaillent très dur et font un boulot incroyablement difficile. Cela me procurerait une satisfaction incroyable de voir ce travail gratifié" a ainsi déclaré Schmidt, ancien professeur de sport âgé de 52 ans.

- Jones, premiers nuages -

Un travail patient, méthodique et précis pour développer un jeu parfaitement huilé à défaut de soulever les foules.

Dont le symbole pourrait être l'action de quarante temps de jeu qui a préparé le drop de Jonathan Sexton offrant après la sirène la victoire en France (15-13) en ouverture, sans lequel tout espoir de Grand Chelem se serait d'entrée évanoui.

Mais il reste une dernière marche à gravir, et non des moindres: l'Angleterre, invaincue chez elle depuis l'arrivée d'Eddie Jones aux commandes fin 2015 et dont la dernière défaite à Twickenham dans le Tournoi remonte à mars 2012 (12-19 face au pays de Galles).

L'Angleterre est qui plus est vexée d'avoir perdu sa couronne coiffée ces deux dernières années et doit réagir après avoir perdu deux fois de rang (13-25 en Ecosse et 16-22 en France).

Une première depuis l'arrivée fin 2015 de Jones, au-dessus de qui les premiers nuages s'amoncellent.

"Deux défaites ne signifient pas que nous ne sommes plus une bonne équipe" a souligné l'Australien.

Il s'est par ailleurs retrouvé cette semaine au centre d'une polémique après la publication d'une vidéo de l'an passé où, devant des partenaires de la Fédération anglaise, il qualifiait l'Irlande de pays "misérable". Voilà qui pourrait servir de motivation supplémentaire aux Irlandais, si besoin en était.

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