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Syrie: l'Union Européenne lève l'embargo sur les armes pour les rebelles

 

La décision a été prise par les ministres des Affaires étrangères des 27 membres de l'Union européenne lundi soir. Cela ne veut pas dire que les pays européens vont livrer des armes aux rebelles. Mais ils pourront le faire dans l'absolu.

La décision a été prise hier soir par les 27 ministres des Affaires étrangères, peu avant minuit après plus de 12 heures de discussions. Cette décision favorise l'opposition et maintient la pression sur le gouvernement de Bachar Al Assad. "L'UE a décidé de mettre fin à l'embargo sur les armes pour l'opposition syrienne et de maintenir les autres sanctions contre le régime syrien", prises il y a deux ans, a annoncé le ministre britannique William Hague en milieu de nuit à l'issue d'une réunion marathon.

La Belgique n'était pas favorable à cette levée d'embargo

Cette levée d'embargo, la Grande-Bretagne et la France la réclamaient depuis plusieurs mois. Alors que d'autres pays s'y opposaient farouchement. Comme l'Autriche ou la République tchèque. La Belgique n'y était pas favorable non plus. Lors d'un conseil des ministres restreint, notre pays s'était d'ailleurs déjà engagé à ne pas fournir d'armes.

Une fourniture d'armes sous contrôle

La levée de l'embargo doit avant tout servir à protéger la population civile syrienne. Catherine Ashton assure que la fourniture d'armes sera contrôlée pour ne pas qu'elles tombent entre de mauvaises mains. La chef de la diplomatie européenne insiste: aucune arme ne devrait être fournie dans l'immédiat.

Le mois prochain, la Russie et les Etats-Unis tenteront en effet d'organiser une conférence sur la Syrie, avec toutes les parties engagées dans le conflit. L'Union va donc essayer de ne pas interférer avec ces négociations de paix.

Mais si la France ou la GB souhaitent intervenir, elles peuvent en principe le faire dès le 1er juin. Car dorénavant, chaque pays européen prend lui-même sa décision.

Armes chimiques utilisées par les forces de Bachar Al Assad ? Analyse en France

Par ailleurs, la France va analyser les échantillons rapportés de Syrie par les envoyés spéciaux du journal le Monde. Les reporters ont été témoin de l'utilisation d'armes chimiques par les troupes de Bachar Al Assad. Une utilisation pas encore formellement prouvée...

 

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