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Tournoi: Angleterre, la génération dorée profite des absences

Tournoi: Angleterre, la génération dorée profite des absences
L'entraîneur de l'Angleterre, Eddie Jones, en conférence de presse au Pennyhill Park à Bagshot, le 2 février 2018 ADRIAN DENNIS

Eddie Jones préfère voir le verre à moitié plein: la cascade de blessures et suspensions qui frappe l'Angleterre à l'heure d'affronter l'Italie dimanche en ouverture du Tournoi des six nations lui permet de lancer des jeunes en vue de la Coupe du monde 2019.

Le sélectionneur australien ne cesse de le répéter depuis plus d'un an: le XV de la Rose, double tenant du Tournoi, a besoin "de profondeur", jusqu'à "quatre ou cinq joueurs par position, si elle veut devenir championne du monde au Japon en 2019.

Le facétieux technicien aime rappeler l'histoire de Stephen Donald, quatrième ouvreur des All Blacks rappelé en urgence pendant le Mondial-2011 après les forfaits de Dan Carter, Colin Slade et Aaron Cruden, pour offrir en finale contre la France le titre d'une pénalité.

Vu le nombre d'absents à Rome dimanche, l'Australien a intérêt à se trouver un paquet de Donald. Et vite.

Si Chris Robshaw et Mike Brown ont reçu le feu vert des médecins, il doit en effet faire sans une quinzaine de joueurs, dont des cadres comme les suspendus Joe Marler et James Haskell, ainsi que les blessés Nathan Hughes, Billy Vunipola, Elliot Daly et Henry Slade.

Pour quel impact? "Nous sommes prêts. Toutes ces blessures créent des opportunités. Nous allons montré à quel point nous sommes bons", a positivé Jones, faisant confiance à la jeunesse.

Car en effet, derrière les titulaires, une nouvelle génération, en partie formée chez le champion d'Angleterre en titre Exeter, pousse pour devenir la première équipe à remporter trois Tournois de suite.

Et heureusement. Le pilier gauche d'Exeter Alec Hepburn (24 ans), sixième choix dans la liste de Jones, va devoir ainsi faire ses débuts à Rome, en entrant en jeu. L'encadrement anglais s'est dit impressionné par la tenue du jeune à l'entraînement.

- La pépite Marcus Smith couvée -

Hepburn retrouvera son compère des Chiefs, le chevelu Harry Williams, droitier de 26 ans, qui a fait ses débuts internationaux en juin dernier.

En troisième ligne, les talents foisonnent aussi.

En l'absence de Hughes et Billy Vunipola, le subtil Sam Simmonds n'apporte pas les qualités brutales de ces deux ainés, mais sa vivacité a fait de lui l'avant ayant battu le plus de défenseur en Championnat d'Angleterre.

Le N.8 d'Exeter, qui a lui aussi connu sa première cape cet été en Argentine, va pouvoir montrer en Italie son talent à un poste où Zach Mercer (Bath), forfait de dernière minute en raison d'un virus, est aussi promis à un grand avenir.

Autre joueur de Bath, le flanker Sam Underhill (21 ans), au gabarit modeste mais au mental d'acier, sera lui sur le banc à Rome.

Derrière, si le costaud ailier treiziste d'origine néo-zélandaise Denny Solomona (Sale/24 ans) a fait ses débuts en juin, deux autres grands espoirs rongent leur frein: l'arrière des Saracens Nathan Earle (23 ans), révélé avec Canterbury dans le relevé championnat des provinces néo-zélandais en 2016, et surtout Marcus Williams.

Agé de 18 ans, l'ouvreur des Harlequins est un peu le buzz du moment outre-Manche après avoir signé son premier contrat pro en janvier dans le sillage d'un début de saison étincelant. Il lui reste moins deux ans, avant le rendez-vous au Japon, pour être poli par Jones.

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