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Tournoi dames: France-Angleterre, démarrer le nouveau cycle en beauté

Tournoi dames: France-Angleterre, démarrer le nouveau cycle en beauté
La capitaine française Gaëlle Hermet (D) chante lors de la réception de l'Irlande au tournoi des Six Nations le 3 février 2018REMY GABALDA

Un Grand Chelem pour commencer? Si le XV de France féminin de la nouvelle capitaine Gaëlle Hermet prend le dessus sur les favorites anglaises samedi (21h00) à Grenoble, le Tournoi des six nations lui tendra les bras.

Sept mois après la défaite en demi-finale de Coupe du monde face à l'Angleterre (3-20), les Françaises vont tenter de ravir le titre européen à leurs grandes rivales.

Si l'Angleterre est tenante du titre, la France a remporté les deux derniers Tournois en années paires (2014, 2016), en étant à chaque fois souveraine à domicile face à son principal adversaire.

C'était avant l'éviction, fin 2016, du duo d'entraîneurs Gonzalez-Laurent par la manageuse Annick Hayraud, suite à l'élection de Bernard Laporte à la présidence de la Fédération.

On pouvait craindre que ce changement affecte le parcours des Bleues à la Coupe du monde, en août 2017. Il n'en a rien été: les Bleues ont survolé la phase de poules en éliminant l'Irlande, pays-hôte, avec une audience télévisée record (pic à 3,1 millions de téléspectateurs).

Leur beau parcours s'est arrêté en demi-finale. Pour la capitaine Gaëlle Mignot, c'était le troisième échec à ce stade, en autant de tentatives. Une page s'est tournée pour la talonneuse. Elle a choisi de quitter Montpellier pour se frotter au championnat anglais, à Richmond.

Pour la transition, Annick Hayraud a fait un choix radical en nommant capitaine Gaëlle Hermet, âgée de 21 ans, qui n'avait pas été retenue pour la Coupe du monde. La Toulousaine n'affichait que huit sélections au compteur au moment de débuter le Tournoi.

"On est en post-Coupe du monde, il y a eu pas mal de changements, le groupe est assez remanié", a résumé à l'AFP la Tarnaise d'origine, placée au centre de la troisième ligne, un poste auparavant occupée par Safi N'Diaye, excellente en Irlande et décalée en deuxième ligne.

Autre incarnation de la nouvelle génération tricolore, les jumelles Ménager (21 ans): Romane, la troisième ligne aile, a été l'une des révélations du Mondial, puis a été nommée, comme N'Diaye, parmi les 5 meilleures joueuses mondiales de l'année; Marine n'avait pas été retenue mais elle commence à se faire un prénom, grâce notamment à un doublé contre l'Italie lors de la 3e journée.

- Défense intraitable -

Résultat, la moyenne d'âge du XV français de départ ne dépasse que timidement les 24 ans. Des "jeunes avec du talent, beaucoup de qualités, et des anciennes pour les accompagner", résume Annick Hayraud. Si les Anglaises sont, selon elle, "plus gaillardes", les Françaises ont "vraiment des arguments pour les contrer".

Les Bleues pourront compter sur un jeu au pied de qualité, incarné par l'arrière Jessy Trémoulière. Absente en Irlande pour blessure, elle a quasiment réalisé un sans-faute contre l'Italie (8/9). Autres atouts, les courses de Caroline Boujard, Jade Le Pesq ou Cyrielle Banet.

Les Françaises miseront aussi sur leur rideau de fer: elles n'ont jusqu'ici encaissé que trois points dans ce Tournoi, contre l'Ecosse (26-3), surclassant l'Irlande (24-0) et l'Italie (57-0).

Dans un Stade des Alpes bien rempli (plus de 15.000 billets vendus), le XV de France a tout pour faire basculer la hiérarchie. Il suffira ensuite d'assurer la victoire au pays de Galles, balayé par l'Angleterre (52-0) et l'Irlande (35-12), pour démarrer parfaitement ce nouveau cycle.

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