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Transit du gaz russe via l'Ukraine: des progrès à Bruxelles mais toujours pas d'accord

(Belga) Kiev et Moscou ont eu jeudi un nouveau tour de négociations à Bruxelles qualifié de "constructif" mais sans trouver d'accord sur le transit du gaz russe vers l'UE via l'Ukraine, ce qui suscite des inquiétudes sur l'approvisionnement cet hiver.

A l'issue de cette réunion trilatérale avec la Commission européenne, les parties sont convenues de poursuivre les discussions. "Le sentiment d'urgence était très présent dans la salle", a commenté le Commissaire européen en charge de l'Energie Maros Sefcovic lors d'une conférence de presse. Il s'est félicité de "l'esprit constructif des discussions". "Sur le principe nous avons décidé que le contrat futur sera fondé sur le droit et les règles de l'UE", a-t-il dit. Le gouvernement ukrainien a décidé d'approuver le "découplage" des activités de production et distribution de Naftogaz, la compagnie énergétique publique, afin de respecter les règles européennes, en créant un nouvel opérateur. L'accord de transit entre la Russie et l'Ukraine arrive à son terme fin 2019 et ces deux pays, à couteaux tirés, n'arrivent pas à se mettre d'accord pour la suite. L'arrivée au pouvoir à Kiev de Volodymyr Zelensky, en mai, a cependant facilité quelque peu les relations entre les deux pays. Fin 2019, deux gazoducs - le germano-russe Nord Stream 2 et le turco-russe Turkish Stream - contournant le territoire ukrainien sont censés entrer en service, ce qui priverait Kiev d'une manne financière conséquente et d'une arme de poids face à la Russie. Le ministre ukrainien de l'Energie Oleksiy Orjel a également qualifié jeudi les discussions de "constructives" mais averti que "le risque de ne pas signer d'accord restait d'actualité". Il a souligné qu'en cas d'absence d'accord avec les Russes, l'Ukraine "serait prête à approvisionner ses consommateurs cet hiver grâce à ses réserves de gaz". Maros Sefcovic a assuré que l'Union européenne et l'Ukraine étaient "bien préparées à toute éventualité", à propos des risques de perturbation dans l'approvisionnement de l'Europe. "Nous avons des stocks importants", a déclaré M. Sefcovic. "Je suis sûr que nous trouverons toutes les solutions pour que l'approvisionnement en gaz ne soit pas interrompu à compter du 1er janvier", a déclaré de son côté le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak. (Belga)

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