En ce moment
 

Une nouvelle aile à Steenokkerzeel pour des familles de migrants avec enfant: l'Europe condamne fermement le projet de Theo Francken

C'est un projet ultra polémique qui concerne les familles de migrants. Pour la deuxième fois, l'Europe s'en mêle. Le gouvernement envisage d'ouvrir prochainement une nouvelle aile du centre fermé de Steenokkerzeel, afin d'y installer, en tout dernier recours, des familles avec enfant, en situation irrégulière. Mais pour l'Europe et pour de nombreuses associations, même s'il s'agit d'un dernier reocurs, on n'enferme pas des enfants. Mathieu Col, Simon Breem et Pierre Haelterman se sont penchés sur le sujet pour le RTL info 13h.

L'image de cette petite fille derrière les barreaux d'un centre fermé a 10 ans, mais elle n’appartient pas qu’au passé. À partir du mois de juillet, la Belgique va, à nouveau enfermer des familles avec enfants. Et pour la deuxième fois en 2 ans, la commissaire des droits de l’homme au conseil de l’Europe demande à la Belgique de faire marche arrière.

"La convention des Nations Unies relatives aux droits de l'enfant exclut la possibilité de détenir des enfants pour des procédures d'immigration. Et ce, même si les conditions de la détention sont appropriées et la durée de détention courte", estime Dunja Mijatovic, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

petite-fille-steenokkrzeel



"On ne peut pas défendre le principe de la détention d'un enfant"

"Il y a tellement de littérature scientifique, médicale, psychologique sui met en évidence combien la détention a des effets retors et négatifs sur l'enfant que effectivement, on ne peut pas défendre le principe de la détention, même très provisoire d'un enfant", estime Bernard De Vos, délégué général aux droits de l'enfant.

Au nom du gouvernement, Theo Francken a répondu au conseil de l’Europe par une lettre qu’il a rendue publique : "Selon la loi belge, des familles avec enfants en situation irrégulière peuvent être détenues en dernier recours, pour une courte période et dans un environnement adapté à leurs besoins."

281 organisations belges ont signé une carte blanche, demandant aussi au gouvernement de renoncer à ce projet.


"L'impact, à long terme, est immense"

"Je ne peux pas m'imaginer comment ça va être pour les enfants et les familles concernées, qui seront détenus. L'impact que ça aura à long terme est immense", selon Delphine Van Der Vennet, chargée de projet Plate-forme Mineurs en exil

D’ici quelques semaines, des familles pourront donc être enfermées dans une aile aménagée du centre 127 bis, près de l’aéroport de Bruxelles,  en attendant un retour forcé.

 

Vos commentaires