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XV de France: "Rien d'ambigu" avec Guirado, dit Poirot

XV de France:
Le pilier et capitaine du XV de France Jefferson Poirot en conférence de presse le 16 août 2019 à NiceYANN COATSALIOU

"Il n'y a rien d'ambigu": Jefferson Poirot a affirmé jeudi que la répartition des rôles était très claire avec Guilhem Guirado, qu'il remplacera comme capitaine du XV de France vendredi contre l'Italie au Stade de France pour le dernier match de préparation à la Coupe du monde.

"C'est notre capitaine d'équipe et ça le restera jusqu'à la fin de l'aventure" a ajouté le Bordelais au sujet de Guirado, talonneur remplaçant de Camille Chat vendredi.

Q: Êtes-vous imperméable au cas de Guirado?

R: "Il n'y a pas de perturbation car c'est très clair: Guilhem est le capitaine d'équipe, aujourd'hui il y a un relais sur ce match entre nous. Ca aurait pu être l'inverse. Il n'y a rien d'ambigu entre nous, c'est très clair entre nous, c'est très clair aussi que Guilhem ira à la Coupe du monde comme capitaine de l'équipe de France."

Q: Votre sélectionneur n'a pas prononcé le mot "capitaine" mais leader, mercredi...

R: "C'est aussi un leader. Les mots de mon sélectionneur sont les mots de mon sélectionneur, moi je vous donne les mots des joueurs. Je ne suis pas le seul à penser ça: c'est notre capitaine d'équipe et ça le restera jusqu'à la fin de l'aventure."

Q: Il y a toujours le même consensus autour de lui?

R: "Oui, ça ne change rien sur le terrain, quand on se rassemble sur le terrain c'est lui qui prend la parole. Je suis le capitaine par intermittence, j'ai toujours le respect d'attendre qu'il me donne la parole. Et d'aller dans son sens: quand on travaille à deux capitaines, il faut avoir un discours cohérent entre nous. Et tirer tous dans le même sens. C'est pour ça que je pense que c'est plus une force qu'une faiblesse, et qu'il n'y a pas de sujet là-dessus. On fonctionne comme ça aussi dans les clubs. Aujourd'hui on est plus dans une configuration de club, et il y a besoin de plusieurs relais."

Q: Vous imaginez-vous capitaine en ouverture de la Coupe du monde contre l'Argentine le 21 septembre?

R: "Honnêtement je ne pense pas. Mais il y du temps encore, trois semaines, et un match qui arrive ce week-end."

Q: A trois semaines du Mondial, la question du capitaine revient sur le tapis. L'encadrement aurait-il dû s'épargner ce sujet et clarifier la situation?

R: "Je pense qu'il n'y a pas de sujet. Ils auraient peut-être pu clarifier en donnant un capitaine et plusieurs vice-capitaines. Aujourd'hui, c'est moi, mais ça aurait pu être Louis (Picamoles) ou Wesley (Fofana). C'est très clair, pour nous il n'y a pas de sujet. Vous, ça a l'air de vous perturber un peu, mais pour nous c'est un fonctionnement qu'on connaît."

Q: Après la défaite brouillonne d'Edimbourg, qu'attendez-vous contre l'Italie?

R: "Je reste positif sur les deux premiers matches qu'on a faits (32-3 puis 14-17 contre l'Ecosse). Mais contre l'Italie, le dernier match avant de tirer à balles réelles, il faut passer sur quelque chose de beaucoup plus maîtrisé, structuré et sérieux avant d'aborder la Coupe du monde. On ne peut pas se permettre d'être dans l'à-peu-près."

Q: Une victoire suffira-t-elle à partir en confiance au Japon?

R: "J'ai envie de dire que si c'est l'inverse (défaite) ce sera très compliqué niveau confiance (sourires). Oui, forcément elle ramènerait de la confiance. On en a pris sur la préparation et sur les premiers matches, maintenant on a besoin de beaucoup de certitudes. Sur des choses simples, comme les rucks et l'engagement, il faut être irréprochables. Des petites scories sur les ballons qui sortent ne doivent plus arriver. On doit faire un match plus maîtrisé, propre. Il faut qu'il y ait de la continuité dans le jeu, qu'on maîtrise les choses."

Propos recueillis en conférence de presse

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