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"Attentat" au Venezuela: soutien des alliés, dénégations colombiennes et américaines

L'explosion, qualifiée de tentative d'assassinat à son encontre par le président Nicolas Maduro, a provoqué dimanche des réactions de soutien des alliés traditionnels du Venezuela et les dénégations véhémentes des pays accusés d'avoir joué un rôle dans l'événement.

- Colombie: des accusations "absurdes"

La Colombie qualifie d'"absurde" les accusations de Nicolas Maduro selon lesquelles le président colombien Juan Manuel Santos serait impliqué dans un attentat contre lui.

"Il est absurde et infondé de dire que le président colombien serait responsable de l'attentat supposé contre le président vénézuélien", affirme dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.

"Comme d'habitude, le président vénézuélien accuse en permanence la Colombie de tout ce qui se passe. Nous exigeons le respect pour le président Juan Manuel Santos, pour le gouvernement et pour le peuple colombien".

- Etats-Unis: "aucune participation"

Fréquemment accusé par Caracas d'être la source des maux du Venezuela, Washington a affirmé "catégoriquement qu'il n'y a eu absolument aucune participation du gouvernement américain là-dedans", selon le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton.

Caracas a évoqué le rôle de "financiers" non identifiés aux Etats-Unis dans la tentative d'"attentat" contre Nicolas Maduro.

"Si le gouvernement vénézuélien dispose de solides informations (...), nous les observerons sérieusement mais en attendant, nous devrions vraiment nous concentrer sur la corruption et l'oppression du régime au Venezuela", a ajouté M. Bolton selon qui l'incident de samedi pourrait avoir été provoqué par "beaucoup de choses, comme un prétexte monté par le régime lui-même ou quelque chose d'autre".

- Russie: des "méthodes terroristes"

Moscou, qui a "condamné fermement la tentative d'assassinat" de Nicolas Maduro, considère "qu'utiliser des méthodes terroristes comme moyen de lutte politique est catégoriquement inacceptable", selon un communiqué le ministère des Affaires étrangères. "Il apparaît évident que de telles actions ont pour but de déstabiliser la situation du pays".

- Nicaragua: "une atteinte aux pays progressistes"

Le ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, Denis Moncada, a qualifié "la tentative d'assassinat" contre Nicolas Maduro d'atteinte aux gouvernements "démocratiques, progressistes et révolutionnaires" d'Amérique latine et des Caraïbes, dont fait partie "le Nicaragua".

De son côté, la présidence a condamné cet "attentat" (...) "mené par des forces obscures de droite qui, pleines de haine, cherchent à détruire les processus libertaires".

- Cuba: "soutien sans réserve"

"Le général Raul Castro Ruz, premier secrétaire du PCC, et le président Miguel Diaz-Canel condamnent énergiquement la tentative d'attentat", a déclaré le ministère cubain des Affaires étrangères sur Twitter.

Les deux dirigeants ont exprimé "leur entière solidarité et leur soutien sans réserve au président Maduro, au gouvernement et à l'Union civico-militaire du peuple bolivarien et chaviste".

- Iran: des "ennemis du peuple"

Téhéran considère que l'"attentat" à Caracas, risque de provoquer "instabilité et insécurité au Venezuela, qui ne peut que bénéficier aux ennemis du peuple et du gouvernement de ce pays", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bahram Ghasemi.

- Turquie: "une grande peine"

Ankara a accueilli la nouvelle de l’"attentat" avec "une grande peine" et le "condamne fermement".

"La Turquie se tient au côté du peuple frère et ami vénézuélien, du président Maduro et sa famille et de tous les responsables gouvernementaux en ces temps difficiles".

"Le maintien de la stabilité, de la prospérité, du calme et de la sécurité au Venezuela est notre plus grand souhait. Cela est important pour la stabilité régionale et la paix mondiale", ajoute Ankara.

- Syrie: "miner la stabilité" du pays

La Syrie, "condamne dans les termes les plus forts la tentative d'assassinat qui a visé le président du Venezuela Nicolas Maduro et qui vise à miner la sécurité et la stabilité du pays".

Damas appelle au "respect de la souveraineté du pays à la non ingérence dans ses affaires intérieures", selon un responsable de la diplomatie syrienne cité par l'agence officielle SANA.

- Les Européens discrets

L'Espagne a condamné "tout type de violence à des fins politiques", se contentant de qualifier de "faits violents" ce que M. Maduro présente comme une tentative d'assassinat. "La grave crise que traverse le Venezuela doit être résolue de façon pacifique, démocratique et négociée entre Vénézuéliens, dans le cadre de l'Etat de droit", selon un communiqué de la diplomatie espagnole.

L'Allemagne a indiqué "suivre de près les développements sur le terrain".

Le Portugal a de son côté estimé que la crise au Venezuela ne "pourra être surmontée qu’à travers le dialogue et un large consensus national" dans "le respect des principes démocratiques".

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