En ce moment
 

"Gilets jaunes": 2.000 manifestants à Rennes et tirs de gaz lacrymogènes

Rassemblement de "gilets jaunes" à Rennes le 19 janvier 2018Damien MEYER

Environ 2.000 "gilets jaunes" se sont rassemblés samedi après-midi dans le centre de Rennes où des tirs de grenades lacrymogènes ont rapidement été entendus, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Deux membres des forces de l'ordre, un policier et un gendarme mobile, ont été légèrement blessés, selon la préfecture. Victime d'un malaise lors d'une charge de CRS, une femme a été évacuée, ont constaté les journalistes.

En ordre dispersé et survolés par un hélicoptère, les "gilets jaunes" se livrent au jeu du chat et de la souris avec les forces de l'ordre qui chargent de temps et temps et procèdent à des tirs de gaz lacrymogènes.

Sur une pancarte, on pouvait lire: "On n'arrête pas l'histoire avec des flashball", et, sur une banderole: "qui sème la misère récolte la colère". Sur un gilet jaune était écrit: "injustice fiscale, colère sociale".

Interrogée sur le pourquoi de sa présence, Laeticia, manifestante venue de Saint-Brieuc, a répondu: "Il (Emmanuel Macron) parle, mais n'écoute pas". "Il faut baisser les taxes et mettre fin aux avantages des parlementaires (…) Pour nous, le combat continue".

Alain, "gilet jaune" venu de Vannes, a fait valoir: "Avec la CSG, il (le président de la République) a piqué 110 milliards d'euros aux retraités. On veut la fin de tous les privilèges".

Un tract a été distribué parmi les manifestants, signé par un groupe de "Gilets Jaunes" d'Ille-et-Vilaine. Sous le titre "Démocratie, vraiment?", il dénonce: "On nous dit partout que nous sommes en démocratie (...) et pourtant, on ne nous demande notre avis qu'une fois tous les cinq ans. Et encore, ce n'est que pour choisir un chef qui sera tout puissant pendant cinq ans".

Enonçant ce qui leur apparaît comme des "injustices sociales", le tract affirme: "Les gilets jaunes sont (...) des citoyens comme vous qui ne veulent plus de laisser faire. Ce ne sont pas des criminels endurcis ou des +casseurs professionnels+, mais des gens qui ne supportent plus la façon dont fonctionne ce monde".

Le texte se termine par un appel à rejoindre le mouvement: "C'est maintenant qu'il faut agir, sortez, dénoncez la violence du gouvernement, que ce soit la violence répressive de la police, ou la violence ordinaire d'un système qui laisse mourir les plus démunis. Il n'est pas possible de laisser faire ça! Joignez-vous à nous pour réclamer une véritable justice fiscale et une meilleure répartition des richesses".

Vos commentaires