"Gilets jaunes": le syndicat de police Alliance en a "ras le bol" des critiques

Un véhicule de la police équipé de canons à eau garé près de l'Arc de Triomphe, le 30 mars 2019 à ParisGEOFFROY VAN DER HASSELT

Le syndicat de police Alliance "en a ras le bol" des critiques contre les forces de l'ordre, qui sont des "boucs émissaires", a déclaré à l'AFP son secrétaire général samedi, pour la vingtième journée de mobilisation des "gilets jaunes".

"Cela fait vingt week-end de suite que nous sommes mobilisés, vingt week-end de suite sans repos et vingt week-end de suite que l'on nous critique", a déclaré Frédéric Lagache, secrétaire général d'Alliance. "On en a ras le bol".

"Une fois, c'est le lanceur de balle de défense la cause de violence, une autre fois, le policier lui-même. A chaque fois on trouve un bouc émissaire. Par contre, on oublie que policiers et gendarmes agissent pour rétablir l'ordre quand ils ont en face d'eux soit des casseurs soit des gens qui outrepassent les interdictions de manifestation", a-t-il ajouté.

"Maintenant ça suffit. Nous, policiers en avons marre de toutes ces critiques. Certains groupes minoritaires veulent faire croire que ce sont les forces de l'ordre les méchants en tentant de manipuler l'opinion publique", selon Frédéric Lagache.

"Policiers et gendarmes ont plus besoin du soutien de l'opinion que des critiques inqualifiables, inacceptables de ces groupes minoritaires", a-t-il poursuivi.

Depuis le début du mouvement le 17 novembre, les forces de l'ordre sont régulièrement accusées de violences. Le 23 mars, une manifestante de 73 ans a été blessée à Nice lors d'une charge des forces de l'ordre. Vendredi, le procureur a reconnu qu'elle avait été poussée par un policier.

A la mi-mars, l'inspection générale de la police (IGPN), la police des polices, avait été saisie de 174 affaires de violences policières présumées lors de manifestations des "gilets jaunes", selon le ministre de l'Intérieur.

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