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"Il m'a défiée de son regard noir": la maman de la petite Maëlys raconte sa confrontation avec Lelandais

La première reconstitution de la nuit du meurtre de la petite Maëlys s'est déroulée le 24 août dernier à Pont-de-Beauvoisin (Isère) en présence de Nordahl Lelandais, des juges d'instruction, avocats et parties civiles. Sur place, se trouvaient également les parents de la fillette.

C'est sur Facebook que la maman de Maëlys se confie. Après avoir été confrontée au meurtrier présumé de sa fille, Jennifer explique comment elle a vécu cette première reconstitution. "Il m'a défiée de son regard noir de pervers en me fixant, je n'ai pas baissé les yeux, j'étais en mode guerrière mon poussin. J'espère que tu as vu là où tu es qu'il était en laisse pour qu'il ne se sauve pas", écrit-elle sur une publication repérée par nos confrères de RTL France

L'objectif de cette reconstitution était de confronter le récit du meurtrier présumé de la fillette aux réalités matérielles de l'enquête, notamment les aller-retours décrits par Nordahl Lelandais, de tenter de faire éclater la vérité. 


"Il ne nous a pas convaincus"

Mais selon la maman de la fillette, ce ne fut pas le cas. "Cette reconstitution, c'était sa énième version à lui, il ne nous a pas convaincus et nous sommes toujours dans l'attente de la vérité", poursuit-elle. 

L'avocat des parents de Maëlys a également décrit la reconstitution dans une interview donnée au Dauphiné Libéré. Il affirme que Nordahl Lelandais n'a eu aucun mot à l'attention de ses clients. "Il est vrai que le contexte était très lourd et que le dispositif de sécurité tendait à dissuader tout échange entre mes clients et le mis en cause", note-t-il. 

Il avait fallu attendre près de six mois pour que Nordahl Lelandais, présent au mariage et acculé par des preuves matérielles --une trace de sang de l'enfant dans sa voiture-- avoue en février 2018 le meurtre "involontaire" de l'enfant et conduise les enquêteurs jusqu'aux restes de la fillette dans la montagne, près du village de Saint-Franc.

Lelandais avait alors expliqué la mort de Maëlys par un coup porté au visage, alors qu'elle paniquait dans sa voiture dans laquelle elle était montée pour aller voir ses chiens. 

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