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11 novembre: Hollande hué, 70 interpellations

 
 

Les cérémonies du 11 novembre sur les Champs-Elysées ont été perturbées ce lundi par des groupes de manifestants venus conspuer le président François Hollande, provoquant des accrochages avec les forces de l'ordre qui ont procédé à près de 70 interpellations.

Les cérémonies, sous un soleil radieux, sans prise de parole ni invités particuliers, marquaient le lancement des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Mais l'hommage solennel aux combattants de la Grande Guerre a été troublé par plusieurs dizaines de manifestants, parfois sans lien entre eux, qui ont scandé des slogans hostiles au chef de l'Etat et réclamé sa démission.

"Hollande démission, dictature, ta loi on n'en veut pas!"

Militants d'extrême droite en blousons de cuir brandissant des drapeaux français, où manifestants arborant le bonnet rouge des opposants bretons à l'écotaxe, se sont retrouvés sur les Champs-Elysées pour dénoncer la politique du chef de l'Etat.
 
Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, a dénoncé des manifestants "liés à l'extrême droite", jugeant inacceptable que l'on s'en prenne aux symboles de la République,.
 
Des slogans "Hollande démission, dictature, ta loi on n'en veut pas!" ont notamment fusé. Mais des opposants à l'extrême droite ont également manifesté, scandant "A bas le Front national", ou encore le FN "c'est la guerre".

Près de 70 interpellations 

Selon la préfecture de police, près de 70 personnes qui s'étaient rassemblées à l'appel "du Printemps français (en pointe contre le mariage homosexuel, ndlr) et de groupes d'extrême droite, dont le Renouveau français" ont été interpellées. Des interpellations pour "manifestation non déclarée" ou "violences volontaires contre les forces de l'ordre".
 
Des personnes venues assister aux cérémonies ont ensuite hurlé leur colère contre les manifestants : "Vous n'avez pas le droit d'instrumentaliser le 11 novembre. C'est vous la honte de la France !"
 
Vers midi, le calme semblait revenu sur les Champs-Elysées, après le départ du cortège officiel.

Hommage croisé aux combattants

Les cérémonies avaient débuté avec un dépôt de gerbe devant la statue de Georges Clemenceau, au pied des Champs, puis le traditionnel ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu par le chef de l'Etat. La sonnerie aux morts, puis la Marseillaise, ont retenti pour rendre hommage aux morts de la Première Guerre mondiale, mais aussi, comme c'est le cas depuis 2012, à tous les morts pour la France.
 
Bleuet, symbole de la vie qui continuait dans les tranchée, à la boutonnière, le chef de l'Etat s'est ensuite entretenu avec les familles de militaires français morts en opérations au cours de l'année écoulée. Des familles que François Hollande devait recevoir pour un déjeuner à l'Elysée. Sept soldats français ont été tués depuis le début de l'opération Serval au Mali, en janvier.
 
A la fin des cérémonie, le chef de l'Etat a serré quelques mains aux abords de la place de l'Etoile et salué les différentes délégations. Dans l'après-midi, il devait se rendre à Oyonnax, dans l'Ain, pour un hommage croisé aux combattants de 1914-1918 et aux résistants de la deuxième Guerre mondiale. Le 11 novembre 1943, environ 200 maquisards de l'Ain et du Haut-Jura avaient défilé, drapeau tricolore en tête, jusqu'au monument aux morts de la ville, pour y déposer une gerbe portant l'inscription "Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18".

Hollande en pleine tourmente 

En pleine tourmente politique et sociale, à la traîne dans les sondages, François Hollande avait lancé jeudi les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale en appelant les Français à se rassembler pour "réussir". Les incidents sur les Champs-Elysées ont gâché sa première sortie dans le cadre de cet événement.




 

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