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À Nice, des "gilets jaunes" ont investi un hôpital désaffecté

À Nice, des
Des policiers se tiennent sur le perron de l'hôpital désaffecté Saint-Roch à Nice, qu'un groupe de "gilets jaunes" a investi, le 3 janvier 2019VALERY HACHE

Un groupe d'une dizaine de "gilets jaunes" s'était installé depuis le 23 décembre dans un ancien hôpital désaffecté du centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes), ont-ils annoncé jeudi soir à l'occasion du déploiement sur la façade d'un gilet jaune géant floqué du sigle "RIC", le référendum d'initiative citoyenne.

La police est intervenue vers 21 heures et les a délogés dans le calme.

"Nous sommes entrés dans ces lieux sans voie de faits pour en faire un lieu de débats et de conférences et pour héberger des familles qui dorment à la rue, on n'admet pas qu'ils couchent dehors avec le froid qu'il fait", a expliqué Martial, le "référent médias" de ces "gilets jaunes" niçois depuis le perron de l'hôpital Saint-Roch, alors que les forces de l'ordre avaient déployé un cordon de sécurité pour empêcher toute nouvelle intrusion.

Ces "gilets jaunes" ont indiqué héberger depuis quelques jours trois familles, dont deux familles albanaises demandeurs d'asile, qu'ils ont trouvées dormant dans les rues de Nice. "Ces familles de SDF ont l'eau, l'électricité, elles sont nourries et logées grâce aux gilets jaunes", a indiqué ce référent, qui a appelé "tous les autres gilets jaunes de France à s'approprier, légalement, des lieux désaffectés pour héberger eux aussi des SDF".

"C'est aussi destiné à devenir un lieu de débats pour faire des ateliers constituants sur le RIC et la Constitution", a souligné un autre "gilet jaune". Des conférences sont également envisagées, notamment avec Etienne Chouard, un intellectuel qui a popularisé chez les "gilets jaunes" l'idée du référendum citoyen.

"Il n'y avait pas de familles quand les forces de l'ordre sont intervenues.Le lieu présentait un risque extrême pour la sécurité des personnes", a indiqué la préfecture des Alpes-Maritimes, précisant que les forces de l'ordre étaient intervenues "de manière proportionnée" à la "demande du propriétaire, l'hôpital".

Les forces de l'ordre ont d'abord investi les lieux, contrôlé l'identité des occupants puis les ont délogés dans le calme. Les "gilets jaunes" avaient dit espérer occuper ce bâtiment "au moins jusqu'à la fin de la trêve hivernale".

Situé en plein centre-ville, l'hôpital Saint-Roch, qui appartient toujours au CHU de Nice, n'héberge plus, dans l'un de ses ailes, que des services d'odontologie depuis la construction du nouvel hôpital Pasteur. La municipalité de Nice a prévu de transformer le bâtiment en commissariat réunissant police municipale et police nationale.

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