Affaire Benalla - Le parquet de Paris ouvre deux nouvelles enquêtes dans l'affaire Benalla

(Belga) Le parquet de Paris a ouvert lundi deux nouvelles enquêtes préliminaires dans l'affaire dite "Benalla", notamment pour faux témoignages, concernant plusieurs protagonistes, dont l'actuel directeur de cabinet du président Emmanuel Macron.

Le Sénat, chambre haute du Parlement français, avait décidé de saisir la justice fin mars, car il soupçonnait l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla - limogé en juillet après avoir brutalisé des manifestants -, son acolyte Vincent Crase et le directeur de cabinet du président, Patrick Strzoda, d'avoir fait des faux témoignages devant sa commission d'enquête. C'est M. Strzoda qui avait autorisé Alexandre Benalla à accompagner la police à la manifestation du 1er-Mai à Paris, lors de laquelle il est accusé, avec M. Crase, d'avoir molesté des manifestants. Ces faits ont constitué le point de départ d'une affaire à rebondissements qui empoisonne la présidence depuis l'été. La seconde enquête a été ouverte car M. Benalla est soupçonné d'avoir manqué à ses obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, a précisé le parquet dans son communiqué. Dans son signalement, le Sénat avait aussi relevé des "incohérences" et "contradictions" dans des déclarations faites par M. Strzoda et deux autres collaborateurs du chef de l'Etat: son bras droit, le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler, et le général Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence. Ce signalement à la justice du Sénat a été vécu comme une déclaration de guerre par le gouvernement et dans les rangs du parti présidentiel, qui a dénoncé un "procès politique". Le faux témoignage est passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende. (Belga)

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