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Affaire Epstein: une association dit avoir reçu dix témoignages d'actes survenus en France

Affaire Epstein: une association dit avoir reçu dix témoignages d'actes survenus en France
Homayra Sellier, présidente de l'association "Innocence en danger" le 26 mai 2015 à RennesDAMIEN MEYER
Enfants

L'association Innocence en danger a reçu "dix témoignages", "principalement des victimes", concernant des actes liés à l'affaire Jeffrey Epstein "commis sur le sol français", a indiqué jeudi sa présidente Homayra Sellier.

"On a reçu dix témoignages", a déclaré à l'AFP Mme Sellier, confirmant une information du Parisien. A la suite de l'interpellation du financier américain, Innocence en danger avait lancé un appel à témoignages de témoins et de victimes des agissements dont il était accusé.

"Je pense qu'il y a deux ou trois témoins" dans les dix témoignages reçus, a précisé Mme Sellier, les autres émanant de victimes. Ces dernières "ne sont peut-être pas toutes françaises, mais ce qui s'est passé a été commis sur le sol français, et probablement par des Français", a ajouté la présidente de cette association de protection de l'enfance.

"Les plaintes sont mises en forme" par les avocats de l'association, et devraient ensuite être transmises au parquet de Paris ainsi qu'à la justice américaine, a ajouté Mme Sellier.

Innocence en danger avait publié le 12 août, dans L'Obs, une lettre ouverte appelant le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, à ouvrir une enquête préliminaire sur l'affaire Epstein. "De source fiable, Innocence en danger a eu confirmation récemment que plusieurs victimes du réseau prostitutionnel, créé par Jeffrey Epstein et ses complices, sont également de nationalité française", y écrivait Mme Sellier.

Dans cette lettre ouverte, Mme Sellier assurait que son association avait transmis dès le 23 juillet un signalement à M. Heitz. "Malheureusement, nous constatons votre silence face au signalement effectué", écrivait-elle.

Le jour de la publication de cette lettre, le parquet de Paris avait indiqué procéder à des "vérifications" afin de "déterminer si une enquête doit être ouverte sur le territoire français".

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