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Allemagne: le ton monte dans la métallurgie pour la semaine de 28 heures

Allemagne: le ton monte dans la métallurgie pour la semaine de 28 heures
Le syndicat IG Metall menace de grèves pour obtenir un droit à une semaine de 28 heures TOBIAS SCHWARZ
 

La pression est montée d'un cran mercredi entre le patronat et les salariés du secteur de la métallurgie en Allemagne, qui se préparent à des débrayages pour appuyer leur revendication d'une semaine de travail de 28 heures.

IG Metall, syndicat de ce secteur qui emploie quelque 3,9 millions de salariés, doit entamer des grèves dites d'avertissement à partir de lundi dans tout le pays pour accroître la pression sur le patronat.

Des petites actions au niveau local ont commencé dès mardi.

Dans le nord du pays, l'antenne régionale d'IG Metall a lancé mercredi un appel à des "débrayages de plusieurs heures dans plus de 140 entreprises" à compter de lundi et jusqu'aux prochaines négociations le 18 janvier, selon un communiqué.

"Nous voulons que les employeurs nous disent d'ici la fin janvier où nous en sommes", a souligné le dirigeant de cette antenne régionale, Meinhard Geiken, cité dans le communiqué. Et s'ils refusent de bouger d'ici là, il envisage d'ores et déjà un vote sur des débrayages de 24 heures.

IG Metall veut une augmentation salariale de 6% tandis que l'organisation patronale Gesamtmetall propose 2%. Le conflit porte toutefois surtout sur le projet de semaine de 28 heures défendu par les représentants des salariés et rejeté catégoriquement par le patronat.

IG Metall veut permettre à certains salariés de réduire, pendant deux ans, leur temps de travail de 35 à 28 heures, mais sans perdre la totalité du salaire pour ces sept heures travaillées en moins.

Gesamtmetall a néanmoins jugé que ce projet était "illégal" et menacé de porter l'affaire en justice.

L'un de ses dirigeants, Oliver Zander, a assuré à l'agence allemande DPA que la revendication était aussi "injuste et discriminatoire".

Plus grand syndicat d'Europe, IG Metall intervient dans des branches essentielles de la première économie européenne, comme l'automobile, les machines-outils ou l'électronique.

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