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Annonces de Macron : les oppositions raillent le "rafistolage" et dénoncent les absences

Annonces de Macron : les oppositions raillent le
Emmanuel Macron le 7 mars 2019 lors d'une réunion du grand débat à Gréoux-les-bainsCHRISTOPHE SIMON
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Les oppositions ont raillé mercredi le "rafistolage" et dénoncé les absences, notamment celle de l'écologie, dans les mesures qu'Emmanuel Macron devait annoncer lundi soir pour la sortie du grand débat.

Baisses d'impôts pour les classes moyennes, réindexation des petites retraites, référendums locaux et suppression de l'ENA figuraient parmi les principales réponses du président de la République à la crise des "gilets jaunes", selon le projet d'allocution dont l'AFP a obtenu copie.

Présentée comme le grand tournant, l'allocution avait finalement été annulée en raison de l'incendie de Notre-Dame. Mais plusieurs médias ont dévoilé mardi les annonces que le chef de l'Etat avait prévu de faire.

"J'ai vraiment le sentiment que c'est du rafistolage", a critiqué sur LCI Manon Aubry, tête de liste de la France Insoumise (LFI) aux élections européennes. "Pour le moment, le compte n'y est pas", a-t-elle ajouté, en énumérant les mesures toujours souhaitées par LFI : hausse du SMIC, TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité, rétablissement de l'ISF, 14 tranches d'impôt sur le revenu.

"Il promettait de renverser la table, il a renversé un tabouret", a déploré le Premier secrétaire du PS Olivier Faure sur BFMTV. "Malheureusement, de ce qu'on a pu lire, il n'y avait absolument rien qui permette de penser qu'on soit à la hauteur" de l'ambition qu'il faudrait afficher pour la biodiversité et pour l'environnement, a-t-il ajouté.

"Malheureusement dans ce qui a fuité (...) il n'y a pas un mot sur l'écologie, alors que contrairement à la restitution qui a été faite par le Premier ministre, c'est une priorité pour les Françaises et les Français", a abondé le porte-parole d'EELV Julien Bayou sur BFMTV.

Selon lui, "il y a une attente phénoménale de sortie des pesticides (...) et le Président tergiverse, tout simplement parce qu'il est sensible (...) aux lobbies".

Cette réponse "n'est pas à la hauteur du tout, il y a des contradictions manifestes entre intentions et réalité. On ne peut pas dire qu'on va sauver nos hôpitaux et écoles et supprimer 120.000 postes de fonctionnaires", a critiqué lors du Talk Le Figaro Ian Brossat, tête de liste du PCF aux européennes.

A droite aussi, les réactions sont très critiques. A l'exception de la baisse de l'impôt sur les classes moyennes, qui est "une bonne mesure", "tout le reste" relève "soit du gadget, soit de l'hypocrisie, soit" va "accroître l'injustice", a accusé sur BFMTV Julien Aubert, député du Vaucluse et secrétaire général adjoint de LR.

Emmanuel Macron "a esquivé certains sujets" comme "l'environnement et la taxe carbone". "Et puis il agite des sujets comme la suppression de l'École nationale d'administration qui est de la pure démagogie", a-t-il poursuivi.

"Le compte n'est pas bon, a déploré Julien Sanchez, porte-parole du RN sur BFMTV. C’est un rétropédalage : il rend aux Français ce qu'ils avaient déjà avant que lui-même ne le coupe", en prenant l'exemple de la réindexation des retraites sur l'inflation.

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