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Arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute: il COURAIT les 170 km qui le séparait de l'aéroport de Lyon

Arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute: il COURAIT les 170 km qui le séparait de l'aéroport de Lyon

Il courait à grandes foulées sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute, casque sur les oreilles, n'entendant même pas les injonctions des gendarmes: un Britannique qui voulait rejoindre l'aéroport de Lyon par ses propres moyens a été freiné dans sa course lundi.

Bonnet sur la tête, chaussures de trail, gros sac de randonnée sur le dos, ce jeune homme d'une vingtaine d'années était parti de Valmorel en Savoie où il avait participé à une course d'obstacles dans la neige le week-end dernier.

Mais après cette "Spartan Race", il avait encore de bonnes jambes et a décidé d'aller prendre son avion en courant... les 170 kilomètres le séparant de l'aéroport. Quand il a été arrêté, à hauteur de la Tour-du-Pin sur l'A43, il n'était plus qu'à 40 km du but.

"On était avec les haut-parleurs et il n'a rien entendu", raconte un gendarme du peloton motorisé de la Verpillière en Isère, confirmant une information du Dauphiné Libéré. "On lui a dit que c'était interdit et il n'a pas compris pourquoi on l'a embarqué, il voulait à tout prix rejoindre l'aéroport" mais "on ne court pas sur l'autoroute, ce n'est pas une piste d'athlétisme", martèle le gendarme.

Déposé à la première sortie, il a pu repartir après les "contrôles nécessaires", d'alcoolémie notamment. Et les gendarmes lui ont indiqué son chemin "hors réseau autoroutier". Il a échappé à l'amende: "c'est quatre euros, dérisoire par rapport au danger encouru".

Et le gendarme de conclure: "ce n'est pas la première fois que ça nous arrive et surtout avec des Britanniques, c'est bizarre que ces gens-là courent sur l'autoroute. Là-bas, c'est peut-être un sport national mais pas chez nous".

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