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Asile et migration - Réunion de crise pour la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés du parc Maximilien

(Belga) En réaction à l'agression au couteau d'un policier et aux tirs en réponse aux abords du parc Maximilien à Bruxelles lundi matin, Mehdi Kassou, porte-parole de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, a posté dans l'après-midi un message en ligne à l'attention du groupe d'hébergement. Il a appelé les familles d'accueil à s'organiser entre elles, tout du moins pour ce lundi soir, car l'équipe ne se rend pas au parc. Les membres de la plateforme se réunissent et envisagent de revoir leur rôle dans le travail d'accompagnement et de dispatching pour les hébergements afin "de forcer le gouvernement à reprendre le rôle qui est le sien".

"Le centre d'accueil à Haren reste ouvert. Il y a des hébergements collectifs qui fonctionnent de manière autonome avec des groupes de bénévoles. Des familles d'accueil s'organisent déjà entre elles", indique la plateforme. Mehdi Kassou explique vouloir prendre un peu de recul par rapport à l'incident du jour et du temps pour penser à des remaniements au niveau de l'organisation. "On a l'impression qu'au niveau politique tout est mis en oeuvre pour faire un Calais bis. On s'attèle à faire en sorte que les gens ne se sédentarise pas, qu'il n'y ait pas de tentes, à diriger les gens vers des familles ou des dispositifs d'hébergement et, de l'autre côté, des opérations de police se terminent avec des rapatriements de personnes au parc Maximilien. Ce sont des personnes en transit sur le territoire, qui étaient par exemple dans des parkings. Parmi ces personnes, certains nous disent venir de Calais par camionnettes et s'être fait arrêter sur des parkings puis amenés par la police à Bruxelles. Donc, on se retrouve face à un paradoxe absurde : pour vider le parc Maximilien, le gouvernement a décidé de faire ramener des gens au parc. Face à cela, on ne va pas disparaître, mais on ne va pas non plus continuer à se battre pour vider ce parc. Peut-être que le jour où les tentes feront leur réapparition, le gouvernement prendra ses responsabilités. On ne peut plus continuer à faire son travail." (Belga)

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