Asile et migration - Rixes dans un campement de migrants à Paris, des blessés

Asile et migration - Rixes dans un campement de migrants à Paris, des blessés

(Belga) Plusieurs personnes ont été blessées, dont une grièvement, et 17 interpellées le week-end dernier dans une série de rixes nocturnes entre migrants dans le nord de Paris, où un campement insalubre grossit depuis des mois, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Dans le secteur de la porte de la Chapelle, dans le nord de la capitale, la police est intervenue après une bagarre à coups de couteau dans la nuit de vendredi à samedi. Trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont l'auteur principal des coups. Deux heures plus tard une cinquantaine de personnes, dont des Afghans et des Erythréens, se sont opposées, entraînant de nouveau l'intervention des forces de l'ordre, qui ont fait usage de lacrymogènes et de grenades de désencerclement. 27 personnes ont été blessées. La nuit suivante, dans la nuit de samedi à dimanche, une cinquantaine d'Afghans et d'Erythréens se sont à nouveau opposés et des pierres ont été lancées sur la police qui a fait usage de lanceurs de balles de défense (LBD). Huit individus ont été interpellés et placés en garde à vue, a indiqué une source policière. Plus tard, une nouvelle rixe a fait deux blessés, et un homme a été grièvement blessé, a-t-on précisé de même source. Une dernière bagarre a eu lieu dimanche. "On a soigné hier pas mal de blessures liées à la rixe" dans la clinique mobile que Médecins du monde déploie sur les campements, a indiqué mardi à l'AFP Christian Reboul, référent migrations de l'association. "On a déjà connu ça ailleurs, des soucis du même ordre, mais jamais de la même ampleur. Plus les conditions se dégradent, plus les conditions pour la survie amènent à des batailles rangées", a affirmé Pierre Henry, directeur général de l'association France terre d'asile. Plus de 300 personnes avaient été évacuées jeudi de ce campement particulièrement insalubre, implanté sous une autoroute et non loin de la "colline du crack" qui concentre des toxicomanes. Mais plusieurs centaines d'autres migrants n'avaient pu être pris en charge, et avaient dû rester sous leurs tentes posées à même le bitume, au ras des gaz d'échappement. Entre 900 et 1.800 migrants ont été recensés sur l'ensemble des campements à Paris. (Belga)

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