Assurance chômage: le Medef pourrait se retirer de la gouvernance

Assurance chômage: le Medef pourrait se retirer de la gouvernance
Le président du Medef, Pierre Gattaz, à Paris le 14 novembre 2017ERIC PIERMONT

La participation du Medef à la gouvernance du futur système d'assurance chômage, qui fait actuellement l'objet de négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux, n'est "pas forcément gagnée d'avance", a déclaré mardi le président de l'organisation patronale, Pierre Gattaz.

"Le gouvernement a modifié profondément le jeu en s'invitant autour de la table, il va venir cotiser ou abonder pour les indépendants et pour les démissionnaires", a rappelé le patron des patrons, jugeant que dans ces conditions, la gouvernance du système, actuellement géré par les partenaires sociaux, devenait "cruciale".

"Nous allons y travailler, nous verrons ce que propose le gouvernement, mais notre participation au nouveau système n'est pas forcément gagnée d'avance", a-t-il poursuivi.

"Nous ne resterons pas obligatoirement si nous ne sommes que spectateurs d'un système ingouvernable", a explicité M. Gattaz, insistant sur la nécessité de maintenir à l'équilibre les finances du régime global.

"Ca ne me choque pas que de temps en temps, lorsqu'on a un gouvernement éclairé et pragmatique, il y a ait une reprise en main parce que ça ne va pas assez vite", a-t-il estimé, tout en soulignant que cela n'était "pas la solution préférée" du Medef.

La négociation sur l'assurance chômage, lancée le 11 janvier, s'est embourbée jeudi sur le sujet des contrats courts, le patronat continuant de vouloir renvoyer la question à des négociations de branche et refusant de pénaliser celles qui ne se saisiraient pas du sujet ou échoueraient.

"Le bonus-malus est une très mauvaise idée et nous ne serons pas complices d'un tel système", a d'ailleurs insisté mardi M. Gattaz.

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