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Assurance chômage: les syndicats doutent qu'un accord soit trouvé jeudi

Assurance chômage: les syndicats doutent qu'un accord soit trouvé jeudi
Les partenaires sociaux réunis au Medef pour une séance de négociations sur l'assurance chômage, le 11 janvier 2018 à ParisALAIN JOCARD

Les syndicats ont exprimé leurs doutes qu'un accord puisse être trouvé ce jeudi sur l'assurance chômage, estimant que le dernier texte patronal était encore loin du compte sur la question de la lutte contre la précarité.

Les trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) proposent désormais d'"inviter" l'"ensemble des branches" professionnelles à "ouvrir des négociations" sur les moyens de réduire le nombre de contrats courts, alors qu'elles refusaient jusqu'à présent d'aller au-delà des quatre secteurs les plus gourmands en contrats de moins d'un mois, à savoir l'intérim, le spectacle, l'hébergement-restauration et l'hébergement médico-social.

Un geste de "bonne volonté", selon Alexandre Saubot, le chef de file patronal, qui s'est exprimé devant la presse juste avant le début de la séance de négociation au Medef, censée être conclusive.

"Disons qu'ils ont avancé de deux ou trois millimètres et il leur reste encore une bonne vingtaine de kilomètres à parcourir", a commenté Véronique Descacq (CFDT), qui "doute de la capacité du patronat à parcourir ces 20 kilomètres dans la séance d'aujourd'hui".

Pour elle, il faut prévoir une "incitation financière" au cas où les branches ne se saisiraient pas du sujet. "Hélas, le patronat français est ainsi fait que s'il n'y a pas de menace financière, il est peu prompt à la discussion."

"Si une sanction n'est pas inscrite dans le texte, il n'y aura pas de signature de Force ouvrière", a tranché son homologue Michel Beaugas (FO), qui ne voit qu'une "petite ouverture" dans la nouvelle proposition patronale. Eric Courpotin (CFTC) parle d'un "geste de bonne volonté", mais réclame aussi des sanctions.

Denis Gravouil (CGT), quant à lui, qualifie la proposition de "tartuferie". "Je ne vois pas comment on peut s'en sortir aujourd'hui avec une proposition qui n'a pas évolué du tout", estime-t-il.

Jean-François Foucard "ne pense pas" non plus "qu'on arrive à un texte finalisé à la fin de la journée". Il pense, en revanche, qu'un "accord politique" est possible.

Alexandre Saubot a redit, avant la séance, l'opposition du patronat à "tout dispositif d'incitation financière."

Plusieurs négociateurs ont évoqué la possibilité d'ajouter une séance supplémentaire le jeudi 22 février.

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