Attaque à la prison de Condé: 4 détenus présentés à la justice en vue de leur mise en examen

Attaque à la prison de Condé: 4 détenus présentés à la justice en vue de leur mise en examen
La prison d'Alencon à Condé-sur-Sarthe, le 6 mars 2019JEAN-FRANCOIS MONIER

Quatre détenus de la prison d'Alençon Condé-sur-Sarthe (Orne) soupçonnés de complicité avec le prisonnier radicalisé qui y a violemment agressé deux surveillants début mars doivent être déférés vendredi pour être présentés à un juge d'instruction, a annoncé le parquet de Paris.

Une information judiciaire doit être ouverte pour "tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", "complicité" de ces crimes et "association de malfaiteurs terroriste criminelle", selon le parquet antiterroriste.

Cinq prisonniers avaient été placés lundi en garde à vue après une opération des enquêteurs de la police judiciaire, assistés de policiers du Raid dans cet établissement pénitentiaire de l'Orne. Jeudi, la garde à vue du cinquième détenu a été levée.

Selon une source proche du dossier, c'est à la suite d'écoutes menées par le renseignement pénitentiaire que l'opération a eu lieu lundi matin.

Il y avait des éléments provenant de ces écoutes qui ont permis "la judiciarisation et le démantèlement d'une cellule d'individus radicalisés" et "leur placement en garde à vue", a détaillé cette source.

Michaël Chiolo, 27 ans, avait agressé le 5 mars deux surveillants avec un couteau en céramique. L'assaillant, qui purgeait une peine de trente ans et s'est radicalisé en prison, s'était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale (UVF) de l'établissement.

Après de vaines tentatives de négociations, les forces d'élite de la police avaient lancé l'assaut, et tué la compagne de Michaël Chiolo, Hanane Aboulhana.

L'assaillant avait pour sa part été blessé. Selon une source proche du dossier, il était toujours hospitalisé vendredi et n'a pas encore été interrogé par les enquêteurs.

Selon une autre source proche du dossier, M. Chiolo avait lui aussi été placé sur écoute. Toutefois, "aucun signe de passage à l'acte imminent n'avait été détecté", a-t-elle relevé.

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