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Automobiliste traînant des piétons en France: deux personnes écrouées

 
 

Deux hommes ont été mis en examen et écroués après la diffusion d'une vidéo tournée à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) montrant l'un d'eux, au volant d'une voiture, agripper puis traîner deux piétons jusqu'à ce qu'ils chutent, a annoncé jeudi le parquet de Bobigny.

L'automobiliste a été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail (ITT) supérieure à huit jours, en réunion, avec arme - en l'espèce le véhicule - et avec préméditation, ainsi que pour violences volontaires en réunion sans incapacité de travail, a détaillé le procureur de Bobigny, Eric Mathais.

Il est également mis en examen pour avoir pris le volant malgré "la suspension judiciaire de son permis de conduire", a-t-il ajouté.

Le deuxième homme, le passager avant de la voiture qui a filmé les scènes et s'est rendu de lui-même au commissariat, a été mis en examen pour complicité et pour avoir diffusé ces images.

Tous deux ont été placés en détention provisoire, a précisé M. Mathais.

Un troisième protagoniste, passager arrière du véhicule, s'est présenté jeudi spontanément au commissariat de Noisy-le-Sec, où il a été placé en garde à vue.

La vidéo amateur, sous-titrée "fou rire de la soirée", a déclenché un tollé sur les réseaux sociaux et fait l'objet de multiples signalements d'internautes sur Pharos, la plateforme de signalement des contenus et comportements en ligne illicites.

Le passager y filme le conducteur qui agrippe un homme tout en continuant à rouler, contraignant la victime à courir jusqu'à tomber au sol. Puis c'est au tour d'un autre homme de subir le même sort.

Un homme de 64 ans, prénommé Ali, a porté plainte contre les occupants de la voiture. Il s'est vu prescrire 45 jours d'ITT, souffrant notamment d'une fracture de l'épaule et du pied.

"Les auteurs lui avaient demandé une cigarette. Au moment où il la tendait au conducteur, ce dernier l'attrapait par le bras, le retenait de force et démarrait en accélérant", avait décrit mardi le procureur de Bobigny.

La seconde victime visible sur la vidéo n'a pas été identifiée à ce jour. Une jeune femme, qui n'apparaît pas sur les images mais dit avoir subi des faits similaires, a elle aussi porté plainte.


 




 

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