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Bas-Rhin: 25 ans de réclusion pour un incendie qui avait coûté la vie à un enfant

Bas-Rhin: 25 ans de réclusion pour un incendie qui avait coûté la vie à un enfant
Des pompiers éteignent un incendie qui a causé la mort d'un petit garçon de 11 ans, le 3 septembre 2019 à Schiltigheim (Bas-Rhin).FREDERICK FLORIN
 
 

L'homme qui avait volontairement allumé un incendie en 2019 à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg, provoquant la mort d'un enfant de 11 ans, a été condamné jeudi à 25 ans de réclusion criminelle, a-t-on appris auprès de ses avocates.

Les jurés ont assorti cette peine, conforme aux réquisitions de l'avocat général, d'une mesure de sûreté des deux-tiers, d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans et d'une obligation de soins, a indiqué à l'AFP Me Caroline Bolla. Son client a également interdiction de se rendre à Schiltigheim, commune où s'était déroulé le drame dans la nuit du 2 au 3 septembre 2019.

Tony Mosquera, 24 ans, encourait la perpétuité pour destruction volontaire d'immeuble par le feu, faits ayant notamment entraîné la mort d'une personne et blessé 12 autres.

La victime, un enfant de 11 ans, avait été piégée par les flammes. Son corps sans vie avait été découvert par les pompiers.

Durant l'enquête, M. Mosquera avait avoué être l'auteur de cet incendie qui avait ravagé une maison alsacienne rénovée abritant des logements sociaux sur deux étages, mais sans donner d'autre explication que son état d'ivresse. L'incendie, qui avait mobilisé une centaine de pompiers, avait complètement détruit 9 des 43 logements.

Il était jugé cette semaine aux assises en état de récidive, son casier présentant avant ce procès 13 condamnations, dont quatre "pour des faits de dégradations par moyens dangereux". Il avait notamment tenté d'incendier une école maternelle alors qu'il n'avait que 12 ans.

Les experts psychiatres avaient toutefois conclu à l'absence de "troubles d'ordre psychologique" chez lui.

Au début du procès lundi, il avait expliqué avoir perdu son travail et rompu avec sa compagne peu avant le drame. Il avait également indiqué avoir fumé du cannabis et consommé de l'alcool avant les faits et ne pas avoir eu "conscience" d'être dans un immeuble d'habitation lorsqu'il y avait mis le feu.

"A aucun moment, il ne se doutait qu'il allait causer la mort d'un jeune garçon et tous les autres préjudices", avait fait valoir Me Caroline Bolla, qui avait plaidé une peine plus clémente de 20 ans de réclusion.

"On espérait moins sur le verdict mais on savait que la récidive allait lui +coller à la peau+", a-t-elle déclaré à l'AFP à l'issue du procès. "Très clairement c'est ça qui a joué. Sa première réaction à chaud, c'est de ne pas faire appel, mais on va refaire le point avec lui la semaine prochaine."

"25 ans, c'est un chiffre qui est quand même +sonnant+, même s'il a toujours dit qu'il méritait une peine", a réagi son autre conseil, Me Charlotte Barby.

"Le feu est volontaire mais il n'a jamais eu d'intention homicide, il n'a jamais voulu tuer un enfant, il l'a toujours dit. Il l'a redit au procès, il l'a dit à la famille", a insisté Me Barby.


 




 

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