Budget de la zone euro: Le Maire déterminé à convaincre, malgré les résistances

Budget de la zone euro: Le Maire déterminé à convaincre, malgré les résistances
Bruno Le Maire (D) répond aux journalistes en marge d'une réunion des ministres des Finances de l'UE, le 21 juin à LuxembourgJOHN THYS

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, s'est montré déterminé vendredi à convaincre ses partenaires européens sur les vertus d'un budget de la zone euro, malgré la résistance de certains d'entre eux.

Après une première réunion jeudi à Luxembourg avec les ministres des Finances de l'UE sur les propositions franco-allemandes de réforme de la zone euro, M. Le Maire a convenu que "des doutes s'étaient exprimés sur le budget de la zone euro".

"Chacun connait les positions des Etats membres de la zone euro sur ce sujet. A nous de convaincre", a-t-il lancé.

"Notre détermination, avec (le ministre allemand des Finances, ndlr) Olaf Scholz, à convaincre nos partenaires de la zone euro de la nécessité d'aller de l'avant est totale (...) ", a-t-il ajouté.

Selon une source présente aux discussions de jeudi entre les 27 ministres des Finances de l'UE (sans la Grande-Bretagne qui doit quitter l'Union l'an prochain), une dizaine de pays se sont montrés sceptiques quant à l'idée d'un budget de la zone euro.

Le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra s'est ouvertement opposé à cette idée, disant officielement devant les journalistes jeudi "ne pas y être favorable".

Son homologue belge, Johan van Overtveldt, a constaté vendredi: "il n'y a certainement pas eu d'accord sur le sujet (hier, ndlr), c'est sûr".

De son côté le Luxembourgeois Pierre Gramegna a prôné la discussion: "Le Luxembourg est d'avis que quand on parle de budget de la zone euro, on parle de solidarité (...) Nous sommes d'accord pour en parler". Mais il a prévenu qu'il "ne devait pas y avoir de transfert (financier) permanent".

"Certes, si différents pays ont des problèmes économiques, on peut et il faut aider, mais à quoi vont ressembler les modalités, il faut qu'on en parle", a-t-il ajouté.

La ministre lettone, Dana Reizniece-Ozola, a remarqué que "le message sur la taille de ce budget n'était pas clair et qu'il y avait une très grande diversité d'opinions".

Vos commentaires