Budget JO-2024: Flessel prendra "les décisions qui s'imposent"

Budget JO-2024: Flessel prendra
Les anneaux olympiques à Paris, le 14 septembre 2017 après le choix de la capitale française comme ville hôte des JO-2024FRANCK FIFE
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La ministre des Sports Laura Flessel a assuré mercredi à l'Assemblée qu'elle prendra "les décisions qui s'imposent" après qu'un rapport d'experts a pointé des risques de délais non tenus et de surcoûts pour les sites des Jeux olympiques de Paris 2024.

"Je saurai prendre les décisions qui s'imposent pour concilier héritage et maîtrise des coûts après m'être entretenue avec les élus locaux et les acteurs concernés", a déclaré la ministre devant les députés.

Dans un rapport intermédiaire, les experts de l'Inspection générale des finances (IGF), des Sports (Igjs) et de l'Environnement (Cgedd) évoquent "de réels risques à la fois de non réalisation dans les délais de certains équipements mais aussi de surcoûts importants".

Et d'ajouter que des "arbitrages difficiles" sont nécessaires, qui pourraient remettre en cause "des engagements formels pris avec certaines communes".

"Nous sommes conscients que des dérives ont pu dans le passé abîmer l'image des Jeux. Nous nous donnons tous les gardes-fous nécessaires pour respecter nos engagements vis-à-vis du CIO et surtout vis-à-vis des Français", a ajouté la ministre et ancienne médaillée olympique.

Laura Flessel s'exprimait devant les députés à l'occasion de la nouvelle lecture du projet de loi olympique Paris-2024, qui transcrit les engagements pris par la ville de Paris à l'égard du CIO, lequel finance les Jeux à hauteur de 1,4 milliard d'euros, un peu plus du tiers du budget du comité d'organisation.

Le texte a été approuvé définitivement par l'Assemblée avec le soutien de tous les groupes sauf La France Insoumise, qui a dénoncé "le capitalisme triomphant" et affirmé que les JO auront un impact négatif "tant sur le plan environnemental que économique".

Le projet de loi sera définitivement adopté après un ultime vote du Sénat jeudi.

Deux points ont concentré les débats à l'Assemblée: d'une part, la possibilité de pavoiser d'emblèmes olympiques, dès le vote de la loi et jusque 2024, les monuments historiques ou sites classés. Et d'autre part, durant trois mois autour des compétitions, l'affichage des sponsors du CIO et des J0-2024 sera exceptionnellement autorisé sur les monuments historiques ou sites classés accueillant des compétitions, et dans un périmètre de 500 mètres autour des lieux.

Laura Flessel, qui a déclaré qu'elle n'était "pas la ministre des Jeux", a souligné qu'en 2019, elle proposerait au Parlement une "grande loi sur le sport et la société" pour le "développement de la pratique sportive, la démocratie sportive et l'éthique du sport".

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