Commission d'enquête Samusocial - Le parlement réserve un bon accueil au rapport mais souligne que ce n'est qu'un début

(Belga) Clap de fin mais pas dernière: une large majorité des groupes politiques du parlement bruxellois ont réservé jeudi un bon accueil au rapport et aux recommandations de la commission d'enquête sur le Samusocial. Prudents pour l'avenir, ceux-ci ont toutefois été nombreux à souligner que ce n'était qu'un début pour restaurer la confiance perdue des citoyens et faire diminuer le nombre de sans-abri.

Le parlement régional se prononcera vendredi lors d'un vote sur ce rapport de 173 pages adopté à l'unanimité par la commission d'enquête, il y a un peu plus d'un mois. Ce document a été rédigé en s'appuyant sur les leçons tirées des 98 heures d'auditions de l'été dernier. Hormis la N-VA et le Vlaams Belang, les formations de l'opposition ont toutes retenu des messages positifs du travail accompli. Pour Alain Maron (Ecolo), la commission d'enquête a levé un tabou sur l'orientation dominante de l'aide aux SDF de la capitale depuis 15 ans en raison de l'érection en "vache sacrée" ou en "veau d'or" d'un Samusocial ultra-dominant. "Faire autre chose que l'aide d'urgence, c'était très compliqué, à l 'image du dispositif d'insertion des sans-abri par le logement 'housing' fist', bloqué durant plusieurs mois par les relais du Samusocial", a-t-il dit. Selon lui, la machine s'est mise en route en matière de gouvernance, mais il reste encore du travail. Idem en matière d'aide aux sans-abri. L'élu écologiste a dit espérer un "basculement mental" pour dépasser le stade de la seule aide d'urgence et viser la réduction du nombre de SDF. Il a été suivi sur ce point par Viviane Teitelbaum (MR) qui a dit son espoir de voir le gouvernement endosser cette ambition. Vincent De Wolf (MR) a félicité la majorité pour avoir quitté le jeu stérile du mano a mano avec l'opposition. Cela ne l'a pas empêché de souligner la mise en cause, par le rapport "sans concession", de la responsabilité politique du gouvernement bruxellois sur le mode de contrôle défaillant de la gestion du Samusocial. Michaël Verbauwhede (PTB) a lui aussi dit avoir décelé plusieurs points positifs dans le travail de la commission et ses recommandations entre autres sur les plan de la gratuité des rémunérations, du contrôle interne et externe ou encore de cumul des mandats. Il a toutefois déploré le refus de la commission d'étendre son travail à d'autres asbl de la Ville et d'organiser un contrôle citoyen. "On évitera peut-être un Samusocial-bis, mais pas un Kazakhgate-bis", a-t-il conclu. Comme le PTB, la N-VA a indiqué qu'elle voterait contre le rapport. Pour Liesbeth Dhaene, "l'éléphant a accouché d'une souris" car les Bruxellois attendent que l'ordre soit rétabli dans toutes les asbl semi-publiques où doivent siéger des administrateurs indépendants. (Belga)

(Belga) Clap de fin mais pas dernière: une large majorité des groupes politiques du parlement bruxellois ont réservé jeudi un bon accueil au rapport et aux recommandations de la commission d'enquête sur le Samusocial. Prudents pour l'avenir, ceux-ci ont toutefois été nombreux à souligner que ce n'était qu'un début pour restaurer la confiance perdue des citoyens et faire diminuer le nombre de sans-abri à Bruxelles.

Le parlement régional se prononcera vendredi lors d'un vote sur ce rapport de 173 pages adopté à l'unanimité par la commission d'enquête, il y a un peu plus d'un mois. Ce document a été rédigé en s'appuyant sur les leçons tirées des 98 heures d'auditions de l'été dernier. Hormis la N-VA et Vlaams Belang, les formations de l'opposition ont toutes retenu des messages positifs du travail accompli. Pour Alain Maron (Ecolo), la commission d'enquête a levé un tabou sur l'orientation dominante de l'aide aux SDF de la capitale depuis 15 ans en raison de l'érection en "vache sacrée" ou en "veau d'or" d'un Samusocial ultra-dominant. "Faire autre chose que l'aide d'urgence, c'était très compliqué, à l 'image du dispositif d'insertion des sans-abri par le logement 'housing' fist', bloqué durant plusieurs mois par les relais du Samusocial", a-t-il dit. Selon lui, la machine s'est mise en route en matière de gouvernance, mais il reste encore du travail. Idem en matière d'aide aux sans-abri. L'élu écologiste a dit espérer un "basculement mental" pour dépasser le stade de la seule aide d'urgence et viser la réduction du nombre de SDF. Il a été suivi sur ce point par Viviane Teitelbaum (MR) qui a dit son espoir de voir le gouvernement endosser cette ambition. Vincent De Wolf (MR) a félicité la majorité pour avoir quitté le jeu stérile du mano a mano avec l'opposition. Cela ne l'a pas empêché de souligner la mise en cause, par le rapport "sans concession", de la responsabilité politique du gouvernement bruxellois sur le mode de contrôle défaillant de la gestion du Samusocial. Michaël Verbauwhede (PTB) a lui aussi dit avoir décelé plusieurs points positifs dans le travail de la commission et ses recommandations entre autres sur les plan de la gratuité des rémunérations, du contrôle interne et externe ou encore de cumul des mandats. Il a toutefois déploré le refus de la commission d'étendre son travail à d'autres asbl de la Ville et d'organiser un contrôle citoyen. "On évitera peut-être un Samusocial-bis, mais pas un Kazakhgate-bis", a-t-il conclu. Comme le PTB, la N-VA a indiqué qu'elle voterait contre le rapport. Pour Liesbeth Dhaene, "l'éléphant a accouché d'une souris" car les Bruxellois attendent que l'ordre soit rétabli dans toutes les asbl semi-publiques où doivent siéger des administrateurs indépendants. Les orateurs du jour dans la majorité se sont tous félicités du travail accompli et de l'aboutissement des travaux à un rapport adopté à l'unanimité en commission. Pour Michel Colson (DéFI), ce n'était pas gagné d'avance, le Samusocial ayant été érigé en "citadelle à laquelle personne n'osait s'attaquer", par des dirigeants "qui avaient perdu le sens de la norme", estompée au fil des ans par "le pouvoir absolu", a-t-il dit visant en termes à peine voilés Yvan Mayeur et Pascale Peraïta. Comme lui, Benoît Cerexhe (cdH) a souligné que le travail ne faisait que démarrer pour rétablir une confiance du citoyen considérablement écornée. Cela commence selon lui par la nécessaire concrétisation de la première recommandation du rapport: le remboursement des jetons de présence indûment perçus par Yvan Mayeur et Pascal Peraïta au Samusocial, "par toutes les voies possibles si les bénéficiaires n'ont pas la décence de le faire sans autre forme de procès". Caroline Désir (PS) a fait part de son espoir de voir la future ordonnance sur l'encadrement des sans-abri, présentée cette semaine, permettre une gestion nouvelle, saine, plus intégrée et cohérente de l'aide d'urgence. (Belga)

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